Cinéma

Derain, Balthus, Giacometti, une amitié artistique

Références communes et amitié aussi solide que créative

Infos & réservation

Musée d’Art Moderne de la ville de Paris
11 Avenue du Président Wilson
75116 Paris
Tél. : 01 53 67 40 00
http://www.mam.paris.fr
Jusqu'au 29 octobre: Du mardi au dimanche de 10h à 18h. Nocturne le jeudi de 18h à 22h.

Lu / Vu par

Marie Wimez
Publié le 15 juin . 2017

Recommandation

3,0BonBon

Thème

Super casting au musée d’Art Moderne qui réunit là trois amis, trois artistes majeurs du XXe siècle: André Derain (1880-1954), Balthus (1908-2001) et Alberto Giacometti (1901-1966).

Plus de 350 œuvres centrées sur les années 1930-1960  explorent leur amitié, relient leur parcours et leur filiation. Ces trois artistes en rupture sont fascinés par la figure, obsédés par le travail d’après le modèle vivant et aspirés par une nouvelle définition de l’art à partir du « passé de l’art ». L’art classique pour Balthus et Derain, qui délaisse le fauvisme,  la statuaire égyptienne et africaine pour Giacometti qui tourne le dos au surréalisme, comme Balthus.

Leur amitié est née dans les années trente. Balthus et Giacometti éprouvaient une grande admiration pour Derain, leur aîné. Les deux plus jeunes restèrent unis par une amitié qui dura toute leur vie.

Points forts

- Le parcours en 8 sections  explore les liens entre ces 3 artistes. Il débute avec leur regard commun sur le passé de l’art. Il se poursuit avec les paysages, les natures mortes, des portraits croisés de leurs amis, le monde du jeu et de l’enfance, le monde du spectacle….et, puis, le rêve, l’atelier.  Balthus clôt le parcours avec le thème du peintre et son modèle.    

- Le plaisir de voir ou de revoir des œuvres, très belles, qui n’ont pas été présentées depuis longtemps. La rétrospective de Derain date de 1994, celle de Balthus de 1983 ; quant à Giacometti, il est  montré sous un nouveau regard.  Difficile de ne citer que quelques œuvres. Osons : « Le salon » et « la Phalène » de Balthus, « l’homme qui marche II» et « la femme-cuillère » de Giacometti ainsi que   « Geneviève à la pomme » et « la grande Bacchanale noire » que Derain a peint dans la seconde période de sa vie, celle qui suit le fauvisme. 

- L’ouverture d’esprit de ces trois amis et leur rencontre avec de nombreux artistes, d’horizons très diverses. Ecrivains, poètes, musiciens. Le théâtre tient une place majeure. Ils participent au décor et aux costumes de plusieurs projets. L’exposition rend compte de cette collaboration scénique de chacun des trois artistes. 

- Les œuvres rassemblées proviennent des plus grandes collections particulières et muséales du monde entier.  

Points faibles

- Certains rapprochements, comme les paysages, les natures mortes, sont plus difficiles à percevoir; ils semblent parfois artificiels.

- Si vous venez voir le Balthus chantre d’un érotisme en chambre, vous resterez sur votre envie...

- Le parcours est long, l’abondance des œuvres présentées obère, parfois, l’objectif du thème proposé.

En deux mots ...

Voilà une manière originale d'évoquer trois artistes-amis, partageant le même désir de modernité tout en s'intéressant à la peinture ancienne et à l'art des civilisations lointaines.

Un extrait

- « La vrai modernité est dans cette réinvention du passé » Giacometti

- « Tout l’art du passé, de toutes les époques, de toutes les civilisations surgit devant moi, tout est simultané comme si l’espace prenait la place du temps » Giacometti 

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