Expos

David Hockney

Le miracle Hockney: une peinture à la fois savante et populaire

Infos & réservation

Centre Pompidou
Place Georges-Pompidou
75004 Paris
Tél. : 0144781233
http://www.centrepompidou.fr
Jusqu'au 23 octobre 2017: De 11h à 21h tous les jours sauf le mardi. Nocturne le jeudi jusqu'à 23 h

Lu / Vu par

Isabelle Comergnat
Publié le 13 juil . 2017

Recommandation

4,0ExcellentExcellent

Thème

Après la Tate Britain à Londres, et avant le MOMA à New-York, Beaubourg expose, à l'occasion de ses 80 ans, 160 œuvres (40 de plus qu'à la Tate) du peintre anglais David HOCKNEY.

Le commissaire de l'exposition, Didier Ottinger, a choisi un ordre chronologique. 

L'expo commence avec la jeunesse  de David HOCKNEY, à l'école d'Art de Bradford, en Angleterre, où il s'applique à copie , dans ses autoportraits,  les couleurs et la lumière de Matisse, Van Gogh, et Gauguin.

Il part ensuite à New-York et acquiert une véritable notoriété dès les années 1960, démontrant son éclectisme stylistique. 

Il s'installe à Los Angeles en 1967. Il est frappé par l'omniprésence des piscines et par la lumière de la Californie. Il y découvre une  liberté qui contraste avec ce qu'il avait connu en Angleterre : mœurs débridées, homosexualité. 

Il traite alors le sujet métaphorique de la surface de l'eau des piscines,  de façon lisse (comme Pollock) ou "spaghetti" (comme Cohen, peintre abstrait). Il peint son tableau culte, "Splash".

Il évolue avec la coloration du papier dans la masse (comme Edward Kelly) et étudie les lumières sur les piscines aux différentes heures, comme  Monet les nymphéas aux différentes heures du jour.

Il sort du naturalisme et, dans son éclectisme,  découvre le cubisme, grâce à sa fascination pour Picasso. Ce sera sa période "stain colour painting" ou "espace réinventé".

Il découvre ensuite l'utilisation de tous les moyens modernes pour capter la lumière dans la nature : il utilise la "caméra lucida"comme Warhol, des collages avec des couleurs obtenues grâce aux photocopiée (Matisse),  travaille avec un Polaroïd (espace polyfocal), puis utilise la caméra pour  créer "un paysage enveloppant", comme les peintres chinois qui se promènent devant un paysage, refusant de s'en tenir à une attitude statique (le mont Fuji).

Pour ses tableaux des grands canyons, et pour son immense tableau des arbres, il utilisera son IPad, son appareil photo, et composera cette oeuvre en réunissant 50 tableaux ! Hommage à la nature, et impression de spiritualité.

À 80 ans, il continue à produire des œuvres, en traitant parfois des sujets très classiques comme l'Annonciation de Fra Angelico (dernière salle).
Ce qui intéresse vraiment David HOCKNEY c'est de mettre en oeuvre toutes les nouveautés techniques dans l'utilisation de l'image.

Points forts

L' exposition est  très lisible, grâce à sa présentation chronologique.

Les thèmes sont présentés dans des salles différentes, si bien qu'il est facile de suivre l'évolution artistique d'Hockney.

Le spectateur est séduit par l'enthousiasme communicatif et la virtuosité du peintre dans  son expérimentation des différentes techniques modernes. Par sa subtilité également dans sa manière de s'inspirer des plus grands peintres et coloristes de l'histoire de la peinture (Monet, Matisse, Gaugin etc...)

Points faibles

Je n'en ai pas vu.

En deux mots ...

Si vous en avez la possibilité, courez-y ! 

Un extrait

"Portraiture, landscape, and still life...what else is there?" David Hockney
("Portrait, paysage, et nature morte....qu'y a t il d'autre ?")

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