Thêatre-Spectacles

Mon Isménie

Du théâtre aussi surprenant et drôle que sans prétention
De Pierre Sébastien Kuntzmann
d'après Eugène Labiche
Mise en scène : Pierre Sébastien Kuntzmann
Avec Virginie Durand, Guy Vareihles, Gwendoline Hamon, Claire Garoche-Cambie et Pierre Sebastien Kuntzmann

Infos & réservation

Théâtre de la Croisée des Chemins
43 rue Mathurin Régnier
75015 Paris
Tél. : 01 42 19 93 63
http://www.theatrelacroiseedeschemins.com
Jusqu'au 30 décembre

Lu / Vu par

Anne-Marie Joire-Noulens
Publié le 10 déc . 2018

Recommandation

4,0ExcellentExcellent

Thème

L'histoire est celle, archi usée dans les vaudevilles de l'époque, de la jeune femme qui veut se marier, craignant de "rester fille", et de son père qui, égoïstement, ne veut rien savoir et entend la garder auprès de lui. Pour ce faire, il s'arrange pour provoquer la fuite des quelques prétendants intéressés. Grâce au ciel, un tante, très très argentée, menace le père de lui couper les vivres s'il n'obtempère pas aux desiderata filiaux.

Points forts

- Le texte étant annoncé "d'après Labiche" et le titre faisant foi, l'on s'attend à un vaudeville assez classique, genre Clérambard. Et non! Dans ce spectacle complet, on chante et on danse et le père va même jusqu'au slam...
- Les acteurs s'en donnent à coeur joie et, comme dans les comédies américaines où il faut tout savoir faire, ils chantent avec de belles voix ; la soubrette "Chiquette" (mais d'où sort un prénom pareil ?) est un modèle du genre
- Le personnage de la tante, bien outré, n'en est pas moins hilarant. Elle porte des bagues à tous les doigts et les fait tintinnabuler dès qu'elle menace de quitter les lieux avec son pactole
- Le père, caricatural à l'extrême, a la velléité de se prendre pour Noureïev, avec les pieds assez collés au sol mais avec une certaine grâce 
- Il y a une danse sur un chanson qui est un hymne aux légumes: ah, la tante avec un poireau-micro, c'est surréaliste...
- L'ensemble, bien déjanté, est très gai et réjouissant

Points faibles

Franchement, je n'en vois pas.

En deux mots ...

Ce spectacle supposé classique a plutôt des airs de scènes de cabaret. La salle petite (une cinquantaine de places) s'y prête volontiers. Les chants fort à propos et les danses débridées sur fond de jeune fille à marier nous offrent un ensemble surprenant et très amusant. Il y a des trouvailles dans le texte, dans le jeu comme dans la mise en scène. Chiquette, avec son collier de couverts à servir et dansant avec son balai brosse, est comique à souhait. On passe un très bon moment.

L'auteur

Je ne vais pas vous présenter Labiche, qui n'a eu ici, que la gentillesse de prêter son nom et une partie du texte à la pièce.

En revanche, c'est à Pierre Sébastien Kuntzmann que revient le mérite de ce spectacle. Il est à la fois metteur en scène, scénographe et comédien, puisqu'il interprète le rôle du prétendant.

Diplômé d'un Master de théâtre (Université de Nanterre) et d'un Master de création artistique (Université de Paris Descartes), il est professeur d'art dramatique au conservatoire municipal du Vésinet. Il a participé à bon nombre de mises en scène ("la nuit de la chouette", "Rallye", "le Petit Prince", "le Butin", "le Moche"...), et notamment "Phèdre" en 2016, au théâtre de Belleville. Début 2018, il a mis en scène les 180 élèves du Conservatoire du Vésinet dans une adaptation du "Songe d'une nuit d'été".

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