Expositions

François Ier et l’art des Pays Bas

Retour aux sources

Infos & réservation

Musée du Louvre – Hall Napoléon
Rue de Rivoli
75001 Paris
Tél. : 0140205317
http://www.louvre.fr
Jusqu'au 15 janvier 2018: Tous les jours sauf le mardi, de 9h à 18h, et jusqu’à 21 h 45 les mercredi et vendredi
Publié le 30 nov . 2017

Recommandation

4,0ExcellentExcellent

Thème

Cette exposition nous fait découvrir l’influence des artistes du Nord sur le Royaume de France à l’époque de François Ier, alors que l’on était plutôt habitué à voir la Renaissance française comme un moment marqué par les apports italiens. 

Jean et Paul Clouet, peintres du roi, sont présents, mais aussi des artistes moins connus, voire inconnus. La Déploration du Christ de Grégoire Guérard, côtoie des œuvres d’un énigmatique Maître d’Amiens.

Points forts

- Une scénographie soignée. Les retables sont mis en valeur par un savant travail sur la lumière. L’éclairage diffus des vitraux révèle l’extraordinaire travail sur la couleur et les jeux d’ombre, comme si l’on était dans une église. Les doubles vitres de la salle circulaire, consacrée à Corneille de Lyon, permettent de prendre toute la mesure de ses superbes portraits, sans reflets.  

- Le spectateur peut réfléchir sur le travail quotidien de l’historien d’art. Le commissaire invite à distinguer les peintres qui se rattachent à des écoles, que l’on peut ramener à des conventions, de ceux qui restent inconnus, car on ne peut les rattacher au corpus. La démarche pédagogique croise aussi la rigueur scientifique.  

- L’exposition ne se limite pas aux tableaux sur bois, comme souvent. L’orfèvrerie – avec l’exceptionnel livre d’heures de François Ier, à la couverture d’or émaillée de cornaline, ornée de seize miniatures, pour lequel le musée en appelle à la générosité des visiteurs – côtoie les vitraux et un accrochage important de dessins, très bien éclairés.

Points faibles

On aurait pu attendre un travail didactique plus poussé sur la signification des tableaux à double face et des informations supplémentaires sur les retables dont ils sont issus. 

En deux mots ...

Les liens avec le Nord permettent de comprendre la formation d’un véritable univers pictural français, qui éclatera au XVIIème siècle. Ce ne tient pas seulement aux apports italiens, mais repose aussi sur les échanges continus avec le Nord.

L'auteur

Cécile Scalliérez est conservateur en chef du Département des peintures du Louvre, spécialiste de la Renaissance. Elle y a consacré plusieurs expositions, comme commissaire de l’exposition Joos Van Cleve au Louvre et de celle consacrée au Christ mort de Rosso Fiorentino.

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.