Umrika

De
Prashant Nair
Sortie en salles le 29 juillet
Avec
Suraj Sharma, Tony Revolori, Prateik Babbar, Smita Tambe, Pramod Pathak, Adil Hussain, Rajesh Tailang, Amit Sial, Sauraseni Maitra.
Notre recommandation
3/5

Infos & réservation

Thème

Le village de Jivatpur se réjouit : Udaï part conquérir Umrika (l’Amérique). Quand sa 1èrelettre illustrée de morceaux de cartes postales arrive des mois plus tard, tout le village se met à fantasmer, chacun s’inventant son Umrika. Dix ans plus tard, alors même que le père d’Udaï meurt dans un accident de chantier, UdaÏ cesse d’écrire. La mère sombrant dans la déprime, Ramakant, le cadet, 17 ans, décide de partir à la recherche de son aîné pour comprendre son étrange silence. Il n’a qu’une piste : celle de l’oncle résidant en ville et qui avait permis à Udaï d’émigrer…

Points forts

- Une nouvelle facette tonifiante du cinéma indien après les musicals de Bollywood, la noirceur d’Anurag Kashiap (Gangs of Wasseypur - 2012 et Ugly - 2013), le drame quasi onirique d’Anup Singh (Le Secret de Kanwar - 2013) et la dentelle romantique de Ritesh Batra (The Lunchbox - 2013).

- Une comédie dramatique “tout public” parfaitement interprétée par les deux comédiens principaux, chacun auréolé d’un succès mondial récent : Suraj Shama (L’odyssée de Pi - 2012) et Tony Revolori (The Grand Budapest Hôtel - 2013). 

- Une réelle émotion contrebalancée par un humour constant.

- La présence discrète de l’Histoire (Guerre Froide, l’explosion de la Navette Challenger, l’assassinat d’Indira Gandhi…) donnant des repères, sans être pesante.

- L’humanité de la thématique, par ailleurs universelle : même pour devenir libre, peut-on mentir en s’exonérant des répercussions possibles sur les autres ?

Quelques réserves

A vouloir toucher large, les thèmes abordés, riches et nombreux, sont juste esquissés : le village symbolisant l’espace et la solidarité opposé à la ville qui oppresse; l’émigration vers un Eldorado nécessairement fantasmé; le gangstérisme dans les villes; le problème des castes (ici à travers le rejet de la mère pour les Népalaises)…

Encore un mot...

“Je voulais raconter le parcours de quelqu’un qui part de chez lui pour une raison qui n’a rien à voir avec la guerre, la famine la persécution ou l’envie de faire fortune… (…)… Je voulais parler de ce qui se passe avant que la décision soit prise… (…) …Il le fait pour une raison tellement universelle qu’on peut tous les comprendre”. Performance accomplie pour le bonheur de tous.

L'auteur

Il s’agit du deuxième film de Prashant Nair dont le premier long-métrage, “Dehli en un jour”, sorti et multiprimé en Inde en 2012, fut désigné comme un des dix meilleurs films indépendants de l’année par le Times d’Inde. Cet ex-ingénieur, né à Shandigarth, a vécu en Suisse, au Soudan, en Syrie, en Zambie, en Autriche et suivi ses études à Prague, New-York et Paris. D’où son intérêt pour l’immigration (voulue ou forcée) et le regard original qu’il porte sur ce phénomène particulièrement sensible actuellement. Umrika a reçu la récompense, catégorie “World Cinema Dramatic”, au Festival du film indépendant de Sundance 2015.

Tweet

Humour et émotion sur un thème universel.

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et les adresses courriel se transforment en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Vous pourriez aussi être intéressé