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La jeune fille et la nuit

Un bon Musso, sans plus
De Guillaume Musso
Editions Calmann-Lévy - 442 pages

Lu / Vu par

Serge Bressan
Publié le 01 mai . 2018

Recommandation

3,0BonBon

Thème

Un défi que s’est imposée la superstar de l’édition française Guillaume Musso : écrire un « polar sans policiers ». Pour « La jeune fille et la nuit »- son seizième et nouveau roman, il y a ajouté un ingrédient supplémentaire : quitter les Etats-Unis et principalement New York qui lui ont servi de décor pour ses précédents livres, et poser son histoire cette fois « dans des lieux familiers » sur la Côte d’Azur, à Nice et ses alentours dont Antibes (où est né Musso). 

Dans ce livre, à ranger dans la catégorie très prisée outre-Atlantique du « campus novel », d’emblée l’auteur donne le nom de l’assassin. C’est Thomas, le narrateur romancier à succès né à Antibes. 

Décembre 1992, Thomas, ayant alors 18 ans, élève en classe préparatoire d'un lycée sur la Côte d’Azur, a assassiné Alexis, le professeur de philosophie qui aurait été l'amant de Vinca, dont il était secrètement amoureux. 

Le corps d'Alexis a été emmuré dans le gymnase du lycée, Vinca a mystérieusement disparu, l'enquête de police est restée sans résultat. 

Vingt-cinq ans plus tard, le romancier est de retour à Antibes pour les cinquante ans du lycée. Il se dit que le gymnase doit être rasé; alors, on retrouverait le corps du professeur. C’est le début du cauchemar pour Thomas et son ami Maxime qui l'a aidé à se débarrasser du cadavre. Pire : à l’attention de Thomas, a été écrit « Vengeance »…

Points forts

-La construction parfaitement maîtrisé de « La jeune fille et la nuit ». En grand technicien, Guillaume Musso propose un récit qui court sur une journée de mai 2017 avec des retours sur cette soirée et cette nuit de décembre 1992. « Tout rassembler au cours d'une seule journée a été une contrainte volontaire, ça stimule », confie Musso.

-Le personnage de Vinca Rockwell, disparue en 1992, à 19 ans. Elle hante le roman, elle qui, selon Guillaume Musso, était « la reine du campus. Libre, gracieuse, passionnée, elle fascinait  son entourage ».

-Un souffle qui traverse les pages de « La jeune fille et la nuit » et qu’on a pu respirer dans des textes de David Lodge ou encore de Michael Chabon.

Points faibles

-Comme dans les romans précédents, le style et l’écriture sont passe-partout. Mais Guillaume Musso aime à répéter : « Plus qu’un écrivain, je suis un raconteur d’histoires ».

-Les clichés nombreux, comme les lycéens mus essentiellement par les poussées d'hormones ou encore les professeurs évidemment un peu, beaucoup secoués. Sans parler des décors enneigés: oui, bien sûr, le meurtre eut lieu en décembre !

En deux mots ...

 Au terme d’un transfert pharaonique, Guillaume Musso a changé d’éditeur, le nouveau voulant jouer à présent au niveau mondial. 

Avec ce dernier livre, il s’en sort, certes, honorablement mais sans casser la baraque. Qu’on se le dise, Musso reste Musso. Un raconteur d’histoires…

Un extrait

Ou plutôt deux:

- « Pointe sud du Cap d’Antibes. Le 13 mai.
Manon Agostini gara sa voiture de service au bout du chemin de la Garoupe. La policière municipale claqua la porte de la vieille Kangoo en pestant intérieurement contre l’enchaînement de circonstances qui l’avait conduite ici… »

- « C’était jour de mistral et j’adorais ça. Tout concourrait à me reconnecter à mon passé et à me faire à nouveau prendre racine dans cet endroit que j’aimais et que j’avais quitté pour de mauvaises raisons. Je ne me faisais pas d’illusions : la ville n’était plus celle de mon adolescence, mais comme New York, je continuais à aimer l’idée que je me faisais d’Antibes. Une ville à part, préservée du clinquant de certains autres coins de la Côte ».

L'auteur

Né le 6 juin 1974 à Antibes, Guillaume Musso a grandi sur la Côte d’Azur et découvert les livres dans la bibliothèque municipale dirigée par sa mère. Etudiant, il commence à écrire à 19 ans et séjourne quelques mois à New York où il travaille comme vendeur de crèmes glacées. De retour en France, il a des idées de romans plein la tête. Après une licence de sciences économiques, il s’imagine professeur.

Après un accident de voiture à 24 ans et un premier roman (« Skidamarink », 2001) vendu à 1 600 exemplaires, il change d’éditeur et publie en 2004 « Et après… », qui débute par une expérience de mort imminente. Succès immédiat, près de 3 millions d’exemplaires, traduction dans plus de vingt langues. 

Depuis, sur le rythme d’une parution annuelle, il accumule succès et best-sellers, parmi lesquels « Seras-tu là ? » (2006), « L’Appel de l’ange » (2011), « Sept ans après » (2012), « Central Park » (2014) ou encore « La Fille de Brooklyn » (2016).

Depuis 2010, il est l’auteur le plus vendu en France. En 2017, tel un footballeur de niveau mondial, il quitte XO pour rejoindre Calmann-Lévy. Il assure que ce n’est pas là une affaire d’argent alors que parait donc « La jeune fille et la nuit », son nouveau roman. Faut-il le croire, lui l’auteur français aux 32 millions d’exemplaires vendus dans le monde, traduit dans 40 langues et suivi par 400 000 personnes sur les réseaux sociaux ?

Commentaires

touzin anne-marie
Le 04 mai. 2018
à 00h04

ce nouveau roman de Musso est un peu déstabisant,car complètement différent de se qu'on avait l'habitude de lire de cet auteur. le suspense est bien moindre que dans les œuvres précédentes de Musso ..

marie-claude
Le 04 mai. 2018
à 16h23

Un peu déçue.. J'ai éprouvé de l'antipathie pour le personnage de Thomas, On dirait que ce livre a été fait à la hâte. Je n'ai pas retrouvé le soin que Musso porte d'habitude à ses intrigues.

cocotte
Le 25 mai. 2018
à 15h58

je suis décue par ce livre... je me suis ennuyée à le lire. Les protagonistes n'attirent pas la sympathie. Thomas , meurtrier d'un professeur , n'éprouve aucun remord à aucun moment. Je vais vite oublié ce livre . Et j'espère que le prochain Musso sera à la hauteur de ses romans précédents!

Morgane
Le 16 juin. 2018
à 11h05

Très déçue également de ce livre.J’ai d ailleurs mis beaucoup de temps à le lire.Presque inintéressant par rapport à d’autres livres du même genre.Ce style ne lui correspond pas du tout et ce n’est pas une réussite.Vivement le prochain avec un bon musso comme il sait en faire!

Brigitte Mathys
Le 22 juil. 2018
à 16h39

Déçue par le livre.
J'en suis à la moitié et me force à le finir; le suspense n'est pas au RDV
Rien à voir avec ses autres romans qui m'avaient "accrochée" !

Pakosz Christian
Le 12 aoû. 2018
à 15h45

J'ai moins aime que d'habitude je trouve qu'il passe un peu trop vite sur le meurtre du prof de philo et que par rapports il se pardonne un peu trop facilement ce qu'il a fait 25 ans plutôt le prof n'étant pour rien dans cette histoire

Raycha
Le 07 sep. 2018
à 20h20

J'ai adoré ce livre, je trouve au contraire qu'il y a beaucoup de suspens. Ce n'est vraiment qu'à la fin qu'on sait qui est le corbeau. Jusqu'à la fin du livre on découvre de nouvelles personnes impliquées dans l'affaire. Ce style n'est clairement pas dans l'habitude de Musso mais pour moi c'est une réussite et un vrai coup de coeur. Bravo !!!!

Florence
Le 06 nov. 2018
à 09h40

J'ai aimé suivre les personnages même si parfois c'est un peu tiré par les cheveux. Le suspens est bien là pour ma part. En revanche qui est Manon Agostini et qu'est elle devenue? Cette policière municipale des toutes premières lignes. Si vous avez la réponse. ....

Ibtissam
Le 01 jan. 2019
à 18h18

Franchement moi aussi j'ai rien compris par rapport à ça ,je veux savoir qui est le gars qu'elle voulait voir à la fête..et qui est la femme et le meurtrier qu'elle à trouvé ...

Julie
Le 31 jan. 2019
à 18h43

J'ai beaucoup aimé ce roman.
Belles intrigues et l'implication de l'auteur dans l'Affaire. C'est tres fort et tellement crédible.

Francine G
Le 07 mar. 2019
à 23h00

Je n'ai pas aimé ce livre surtout la 2ème moitié et je n'ai rien compris a la fin ?? Ecriture bâclée.
Déception

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