Martin Parr, Global Warning

So Long, Mister Parr. Le regard incisif de l'un des photographes les plus célèbres au monde
Notre recommandation
4/5

Infos & réservation

Musée du Jeu de Paume
1 place de la Concorde
75001
Paris
01 43 53 34 35
Jusqu’au 24 mai 2026. Mardi et mercredi 11h – 21h. Jeudi et vendredi 11h – 19h. Samedi et dimanche 10h – 19h30

Thème

Pendant 50 ans, Martin Parr a arpenté les 4 coins du globe en infatigable observateur des dérives de nos modes de vie. Réunissant 180 œuvres issues des cinquante dernières années, le Jeu de Paume propose avec Global Warning une relecture de son travail qui met en lumière le regard critique d’un photographe souvent résumé à sa posture satirique. 

Initiée dans les années 70 sur les îles britanniques, son œuvre s’est étendue progressivement aux 5 continents et révèle des thèmes récurrents tels que le tourisme de masse, la surconsommation ou le rapport ambivalent au vivant. 

Des plages du monde entier aux centres commerciaux, des zoos aux salons automobiles, des smartphones aux montagnes suisses, Parr dresse un inventaire planétaire de comportements humains à la fois banals, absurdes et révélateurs. 

Une œuvre en apparence drôle et cocasse qui se révèle, avec le temps et l’évolution des mentalités, plus profonde qu’il n’y paraissait au départ.

Points forts

  • L’approche thématique de l’exposition
     On rentre dans Global Warning par des thématiques distinctes des séries réalisées par l’artiste au fil de sa carrière. Une façon efficace de faire émerger les motifs et obsessions récurrents chez le photographe. En creux et avec ce regard décalé, Martin Parr révèle la façon dont les loisirs modifient l’environnement, l’univers consumériste qui est le nôtre, la cohabitation parfois difficile entre l’humain et l’animal ou encore la question de l’humain et de la machine. 

  • Le style unique de Parr, entre humour et excentricité 
    Martin Parr aimait à dire qu’à l’instar des pies, il était attiré par les couleurs et tout ce qui scintille. Cadrage trash, lumières crues et couleurs acidulées composent sa signature. 
    Mais elle ne serait rien sans son ironie mordante empreinte de tendresse. Pour reprendre les mots du photographe Rob Rusling « Ce qui le rend si particulier, c’est qu’il photographie d'une manière très anglaise. Il y a cet humour britannique, cette façon de faire des blagues tout en étant sincère. »

  • Le testament politique d’un grand photographe du 21e siècle
    Cette exposition est la dernière à laquelle Martin Parr aura activement participé, répondant à l’invitation de Quentin Bajac, le directeur du Jeu de Paume. L’occasion de se défaire de l’image de “petit rigolo” qui lui collait à la peau et de faire passer un message moins léger. Global Warning apparaît comme une synthèse de son regard sur notre époque et une approche plus critique de Parr, dont l'épitaphe aurait pu être, selon Bajac : "No Boring Photographs".

Quelques réserves

J’ai regretté que l’exposition ne présente pas davantage ses premiers travaux en noir et blanc, notamment sa série Bad Weather sur la façon dont les britanniques appréhendent la météo, un sujet poétique et drôle qui préfigure le talent de l’artiste. 

Encore un mot...

En contrepoint de cette exposition, la galerie Magnum propose une exposition gratuite Martin Parr : In Plain View jusqu’au 6 juin. L’occasion de découvrir toute la panoplie de cet artiste inclassable. 

Le catalogue Global Warning – Martin Parr - Phaidon Photographie est disponible à la boutique du musée (39,95 €)

Publié conjointement avec le Jeu de Paume, Global Warning propose une réinterprétation de l'œuvre de Martin Parr, à une époque marquée par de nombreux bouleversements sociétaux. En reproduisant certaines des images les plus connues de Martin Parr aux côtés d'autres clichés rarement publiés, Global Warning retrace cinq décennies du regard incisif de l'un des photographes les plus célèbres au monde

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