La nuit n’est jamais complète

Polar: une récidive opportune
De
Niko Tackian
Editions Scrineo
Notre recommandation
5/5

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Lu / Vu par Culture-Tops

Thème

C’est sur une route aride de Terre de Feu que dans une vieille Ford un père et sa fille se dirigent vers un enfer que le diable lui- même aurait du mal à concevoir. Les éléments, les individus, les lieux, les emportent dans un cauchemar dont il est impossible de se réveiller. Et le lecteur est mis dans la peau de Jimmy, le personnage principal...

Points forts

- Dès le premier chapitre, l’angoisse est distillée logiquement, habilement. Sa progression exponentielle met le lecteur sous une tension qui ne peut se relâcher qu’à la fin du dernier chapitre. 

- La poésie des descriptions (l’allusion du titre à Paul Eluard n’est pas anodine) contraste avec le récit, accentuant ce léger malaise que les amateurs du genre apprécient tellement.  Même les plus aguerris devrons poser de temps en temps le livre afin de reprendre leur souffle.

Quelques réserves

Le lecteur occupé doit savoir, avant de commencer la lecture de ce roman policier, qu'il lui sera difficile de le refermer avant de l’avoir entièrement lu. Avis aux personnes très occupées... 

Encore un mot...

L’écriture de Takian, précise et belle, hypnotise le lecteur et le met en situation de vivre chacun des évènements mentalement, et presque physiquement. C'est un roman qui surprend à chaque ligne. Avec, en prime,un dénouement imprévisible et authentique. 

À déguster comme un plat dont la saveur n’est pas détruite par la force des épices.

Une phrase

"Et si c’était faux, et si justement rien n’ allait se passer comme prévu ».  

C’est la dernière phrase du premier chapitre. Et tous les autres se terminent à peu près de cette manière, histoire de tenir encore plus le lecteur en haleine...

L'auteur

Niko Tackian, auteur de BD, créateur de jeux video, scénariste, réalisateur, signe là son second roman. Comme dans le premier, excellent -"Quelque part avant l’enfer", cf ma chronique du 19 mars 2015-, la dimension onirique du roman surprend le lecteur mais l’auteur n’a pas cédé à la facilité de faire du neuf avec du vieux : l’intrigue ne ressemble à aucune autre.

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