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Thêatre-Spectacles

La Cruche

Une peinture jubilatoire et corrosive d'une certaine société
De Georges Courteline, en collaboration avec Pierre Wolff.
Mise en scène : Henri de Vasselot
Avec Antonine Bacquet ou Agathe Trébucq. Maria Mirante ou Florence Alayrac. Martin Jeudy ou Marc Valéro ou Alexander Swan. Marc Sollogoub ou Henri de Vasselot de la Compagnie « L’Envolée Lyrique ».

Infos & réservation

Le Lucernaire
53 rue Notre Dame des Champs
75006 Paris
Tél. : 0145445734
http://www.lucernaire.fr
Jusqu’au 22 janvier: Du mardi au samedi à 19h - Dimanche à 15h
Publié le 06 jan . 2017

Recommandation

3,0ExcellentExcellent

Thème

On découvre un couple de parisiens « Belle Époque » en séjour à la campagne: une femme gentille, simple, gaie et son compagnon, plutôt fanfaron, vaniteux et se voulant séducteur. Comportement s'exprimant auprès d’une chic voisine, encore plus « parisienne », qui sera séduite par la démarche, bien qu’elle s’en défende ardemment. 

Un quatrième personnage, séducteur lui aussi, mais à sa façon, plus opportuniste et plus réaliste, se joue des situations. Il va se rapprocher de l’une ou de l’autre des deux femmes selon la faiblesse momentanée dont elles font preuve face aux approches du premier séducteur. 

Points forts

Un jeu de séduction croisée, entre trois personnages qui ne sont pas dupes et une femme naïve mais finalement très attractive. Ce « jeu » est enfermé dans un monde social dont on reconnaît les règles implacables de l’apparence. Ainsi entre ce qui se fait et ce qui ne se fait pas les acteurs vont jongler, pour suivre leurs instincts tout en se gardant de franchir les normes rigoureuses. L’hypocrisie est reine !

Une remarquable description des personnages dans ce qu’ils ont de frivole et de superficiel, se croyant sûrs d’eux, alors que finalement ils seront aveugles face aux situations qu’ils ont créées et qu’ils ont cru, avec certitude, pouvoir dominer. 

C’est très bien joué, les comédiens ne soufflent pas un instant, et si la mise en scène est classique, son accompagnement musical et la couleur des décors apportent de la « pétillance » 

Points faibles

Le thème est très connu, sinon attendu. Mais c’est là que réside le talent de Courteline : nous offrir une peinture jubilatoire de la nature humaine, dans la société du début du 20ème siècle. 

En deux mots ...

Comme bien souvent, la plus séduisante n’est pas celle qu’on croit...

L'auteur

Georges Courteline, né à Tours en 1858, est, cependant, un authentique enfant de la butte Montmartre. En effet tous les étés, la famille s'installe dans une villa à Montmartre. C'est là que se rendent en visite toutes les célébrités du théâtre du Second Empire et Courteline en gardera toute sa vie un souvenir impérissable. 

Après ses études au collège de Meaux, il fait son service militaire à Bar-le-Duc en 1879, service qui lui inspirera quelques-unes de ses célèbres satires. En 1880, il entre comme expéditionnaire au ministère de l'Intérieur et se met à écrire sous le pseudonyme de Courteline pour ne pas être confondu avec son père, Jules Moinaux. 
Petit homme sec, ronchonnant et rouspétant, Courteline est un habitué de l’Auberge du Clou, rue Lepic. Ce bistrot fut pendant longtemps son laboratoire, dans lequel il rencontre ses « échantillons de la bêtise humaine ». 

Il est l’auteur de plus de cinquante pièces dont les plus connues sont : Hortense, couche-toi !, Les Boulingrin, Le commissaire est bon enfant, La Paix chez soi, Ah Jeunesse !, Facéties de Jean de La Butte, La Conversion d'Alceste, Le Petit Malade, La Cruche, Un visiteur sans gêne, Les Linottes, etc.… 

Georges Courteline se définit lui-même comme un observateur avisé de la vie quotidienne, s’inspirant de ses expériences de militaire, d’employé au ministère des Cultes, d’habitué des cafés parisiens, ou de promeneur solitaire. Il met ainsi en scène des fonctionnaires grisés par leur statut, des employés revendicatifs, des maris pleutres ou des dandys fêlés qui se retrouvent pêle-mêle dans une œuvre magistrale. 

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