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Lire et Relire Thomas Mann : nouvelles traductions de deux chefs d'oeuvre

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C’est le double évènement littéraire de ce début d’année : d’abord la saga Les Buddenbrook déclin d'une famille, écrite en 1901 par ce nouveau génie de 26 ans, « le Proust  de Lübeck », traduite par Olivier le Lay qui vient de sortir aux éditions Gallimard. Et également la nouvelle traduction de cette saga par Jean Spenlehauer aux éditions Les Belles Lettres. Cet ouvrage le sera prochainement par Claire de Oliveira pour Le Livre de poche. 

C’est l’histoire de la décadence d’une grande famille fin-de-siècle qui, après avoir connu la gloire et la fortune, sombre sous le coup des agitations sociales de1848 et le conformisme d’une bourgeoisie rétrograde qui croit trouver son salut dans la musique et la religion.   

 D’un autre côté,  la célèbre nouvelle de Thomas Mann (1912), La Mort à Venise, portée à l’écran par Visconti  sur la musique éternelle  de la symphonie n° 5 de Gustav Mahler, à la source aussi d’un opéra de Benjamin Britten, et qui vient de connaître simultanément ses 4ème et 5ème traductions. Thomas Mann adorait la France et la langue française à tel point qu’une de ses œuvres comporte des pages entières de rédaction dans notre langue. Cette nouvelle retrace une période intense d’un écrivain munichois Gustav von Aschenbach qui, séjournant sur la côte adriatique, fut subjugué par la beauté de Tadzio, un jeune adolescent italien,  qu’il retrouvera dans le Grand Hôtel de Venise. C’est aussi la transposition de la fin de vie amoureuse de Goethe tout en faisant écho à certaines  confidences autobiographiques du génial Thomas Mann, prix Nobel 1926.

Les Buddenbrook, déclin d’une famille  traduction par Olivier le Lay - Gallimard « Du monde entier » ; Les Buddenbrook, déclin d’une famille, traduit par Jean Spenlehauer, Les Belles Lettres « Bibliothèque allemande » ; La mort à Venise, traduction intégrale inédite de Dominique Tassel, Les Belles Lettres.