Expositions

Etre moderne : le MoMa à Paris

Le MoMa: tout fait oeuvre, C.Q.F.D

Infos & réservation

Fondation Louis Vuitton
8, Avenue du Mahatma Gandhi
75016 Paris
Tél. : 0140699600
http://www.fondationlouisvuitton.fr
Jusqu'au 5 mars 2018: 11 h-20 h, 21 h le vendredi, 9 h-21 h le week-end, fermé le mardi
Publié le 02 nov . 2017

Recommandation

3,0BonBon

Thème

L’exposition «Etre moderne : le MoMa à Paris », présentée à la Fondation Louis Vuitton, réunit près de 200 œuvres majeures, couvrant le champ de l’art moderne et contemporain. Elle retrace également, par le biais d’archives, l'histoire du MoMa, celle de ses collections et de ses grands acteurs : directeurs et conservateurs, donateurs et collectionneurs, qui en ont fait le mythe qu’il est devenu. 

On y retrouve des chefs-d’œuvre de Paul Cézanne, Gustav Klimt, Paul Signac, Ernst Ludwig Kirchner, Pablo Picasso, Henri Matisse, Giorgio de Chirico, Edward Hopper, Max Beckmann, Ludwig Mies van der Rohe, Marcel Duchamp, Francis Picabia, Alexander Calder, René Magritte, Walker Evans, Yayoi Kusama, Willem de Kooning, Barnett Newman, Jasper Johns, Yvonne Rainer ou Frank Stella… 

Cette sélection alterne chefs-d’œuvre reconnus et œuvres moins familières du public mais tout aussi significatives.

Points forts

- Le lieu, déjà: la Fondation Louis Vuitton, avec son architecture exceptionnelle. 

- En pénétrant dans les premières salles du spectaculaire bâtiment, on retrouve comme de vieux amis que l’on n’a pas vu depuis longtemps : « Persistance de la mémoire » de Dali et ses montres molles, « Oiseau dans l’espace » de Brancusi, « Le faux miroir » de Magritte et son œil à l’iris rempli de nuages, ou l’étrange « Maison près de la voie ferrée » d’Edward Hopper, une des premières peintures à entrer dans les collections du MoMA, un an après sa fondation en 1929. 

Les premières acquisitions du Musée se sont portées sur des chefs-d’œuvre des avant-gardes européennes : « Le Baigneur » de Cézanne, « L’atelier » de Picasso, « Le Départ », exceptionnel triptyque de Max Beckmann, ou la magnifique série « Stati d’Animo » du futuriste italien Umberto Boccioni. 

- La photographie est largement représentée: Eward Weston, Lisette Model, Eugène Atget, Walker Evans, Man Ray, Cindy Sherman.

- Cette exposition est une leçon d’histoire muséologique, suivant une chronologie de l’art bien balisée. 

- Elle met spectaculairement en valeur la démarche pluridisciplinaire du MoMa : du roulement à billes aux dessins animés de Walt Disney, des archives de la danse au cinéma, de la photo au design, tout fait œuvre. Un condensé dont l’étendue des champs donne le tournis.

- Qualités pédagogiques aussi: l'expo nous enseigne comment le MoMa est naturellement, dans le domaine de l’avant garde américaine, plus riche que son alter ego français, le centre Georges Pompidou. On y trouve d’ailleurs  les premières émoticônes, représentant les émotions du visage, qui ponctuent désormais nos SMS et qui ont été conçues en 1998. 

Points faibles

- On aurait aimé en montant dans les étages de l’exposition qu’il y ai plus d’œuvres, car il semble que plus c’est contemporain moins il y en a, dommage. 

- Par ailleurs, certaines œuvres sont absentes,  comme « Les Demoiselles d'Avignon », et d'autres encore. Le déplacement a un coût !

En deux mots ...

Le Moma a compris son époque, la nôtre, et remet l'art en perspective, dans un flux d'émotions. 

Cette expo est un show à l’américaine !

Reste à savoir ce que le MoMa nous concocte pour la décennie à venir...

Un extrait

« Cette exposition est la préfiguration d’une nouvelle conception d’un musée d’art moderne du XXIe siècle ». Glenn Lowry, directeur du MoMa.

Commentaires

Marc
Le 11 déc. 2017
à 15h18

En tout et pour tout 5 tableaux intéressants, et le Steamboat Willie, très joli dessin animé de Walt Disney.

Très décevant

MARCHAND
Le 20 jan. 2018
à 19h45

cette exposition ne présente aucun intérêt. Voir un ressort ou un robinet dans une vitrine ne m'a jamais fait rêver. Par contre pas de toile de Van Gogh. Dommage.

Sylvie
Le 13 fév. 2018
à 21h09

L écrin est magnifique, le contenu un peu moins
Plus on monte dans les étages plus cela devient "conceptuel"
J ai adoré le Walt Disney

Cecile H.
Le 24 fév. 2018
à 09h18

C’est avec un enthousiasme modéré que je me rendais à cette exposition, sachant qu’il n’y aurait aucun des incontournables chefs d’œuvre de ce musée new yorkais comme « la nuit étoilée » de Van Gogh, ou « les demoiselles d’Avignon » de Picasso. Mais tout de même, c’était amusant de voir ce que ce musée propose, sans avoir à traverser l’Atlantique en avion !

Bien nous en a pris : l’exposition était très intéressante, et extrêmement bien organisée : notamment à l’entrée de la première salle du sous-sol, un accueil était proposé pendant une petite demi-heure par une jeune conférencière, sans doute américaine, qui a su en un tour de mains nous initier au parti-pris des choix faits pour l’exposition, à la philosophie du MoMa qui se veut un véritable laboratoire d’art moderne en tout genre, et enfin à l’état d’esprit dans lequel il faut approcher l’art contemporain.

Et elle illustrait son propos par une sélection de quelques tableaux présents dans la première salle du sous-sol, très représentative de la diversité des œuvres proposées : « Maison près de la voie ferrée » d’Edward Hopper, les « Etats d’âme » du peintre futuriste Umberto Boccioni (Les adieux, Ceux qui partent, Ceux qui restent), une peinture à la pipette de Jackson Pollock sur une toile non préparée : « Echo, Number 25 » où l’on peut vraiment percevoir la danse d’action-painting du peintre, et aussi le « Number 10 » ensoleillé de Mark Rothko.

Et ce n’était que le début d’un parcours plein de surprises, très riche et éclectique, passant, outre des tableaux d’autres artistes contemporains, par des sculptures, photos, films, œuvres de design, d’architecture, logiciels, interfaces graphiques, vidéos d’ici et d’ailleurs, etc pour finir par des installations très amusantes au dernier étage.

Dans l’une d’entre elles, sonore, Janet Cardiff a réalisé une interprétation spatialisée du motet polyphonique « Spem in allium nunquam habui », d’un compositeur du seizième siècle, Thomas Tallis, écrite pour quarante voix soit pour huit chœurs à cinq voix. L’installation permet de se connecter avec chacune des voix séparées en autant d’émetteurs répartis autour de la pièce. Bluffant ! Dans la pièce dédiée à la performance : « Measuring the universe », consistant à marquer au feutre noir sur les murs la taille de chaque visiteur avec son prénom et la date, j’étais perdue sans surprise dans une honnête et noire moyenne.
Un bon moment !

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