Expositions

Le Grand Orchestre des Animaux

Une expérience visuelle et sonore troublante

Infos & réservation

Fondation Cartier pour l’art contemporain
261 Boulevard Raspail
75014 Paris
Tél. : 01 42 18 56 50
http://www.fondation.cartier.com
Jusqu'au 8 janvier 2017: Ouverture tous les jours, sauf le lundi, de 11h à 20h. Nocturne le mardi jusqu’à 22h.

Lu / Vu par

Catherine Stucki
Publié le 18 oct . 2016

Recommandation

5,0En prioritéEn priorité

Thème

La Fondation Cartier, à Paris, met en scène les enregistrements du musicien et bio-acousticien Bernie Krause.L’exposition réunit des artistes du monde entier et invite le public à s’immerger dans une méditation esthétique, à la fois sonore et visuelle, autour de la condition du monde animal à travers des œuvres percutantes. Une expérience visuelle et sonore troublante.

Points forts

Mieux qu'une exposition, une expérience. Nous sommes en immersion sonore et visuelle dans l'œuvre du musicien et bio-acousticien américain Bernie Krause . Imaginez une grande salle vide et plongée dans le noir, au sous-sol. Sur trois murs défilent des sonogrammes qui varient au rythme de chants d'oiseaux et autres cris d'animaux captés dans la nature, dans sept endroits du monde menacés par l'activité humaine, en Afrique, en Amérique et dans les océans. Une immersiondonc, dans la jungle, la forêt, dans les marais, où bruissent les petits animaux et grands prédateurs de la nature.  Dans la pénombre, debout, assis ou allongé sur la moquette, on observe ces murs de sons où il n'y a rien à voir, ou presque : de l'art numérique, des graphiques évoquant des villes en construction ou des bandes de données à l'horizontale, et un bassin d'eau noire qui se ride sous l'effet des vibrations de haut-parleurs. En réalité, «l'essentiel est invisible pour les yeux», pour paraphraser Le Petit Prince, qui a inspiré l'Américain.

Points faibles

Malgré toute l’excellence de cette exposition, elle est un peu confuse. Une scénographie de briques conçue par deux artistes mexicains, Mauricio Rocha et Gabriela Carrillo, un dessin de 18 mètres de long spécialement créé pour l'exposition par l'artiste chinois Cai Guo-Qiang, représentant des animaux autour d'un point d'eau, ou encore les images des pièges photographiques de l'artiste japonais Manabu Miyazaki, qui surprend les animaux dans leur cohabitation avec les humains. Nous ne savons pas par où commence vraiment l’exposition, s’il faut descendre tout de suite ou commencer par ce mur de briques à gauche ou aller à droite et découvrir l'inattendu carnaval des animaux et des oiseaux qui défilent en peintures, photos et vidéos au rez-de-chaussée.…Ensuite, lorsque nous descendons, pour l’œuvre visuelle, nous nous heurtons à une difficulté à se mouvoir dans cette pièce noire; quand nous arrivons c’est désorientant …Cette exposition est  riche mais elle devrait être mieux expliquée.

En deux mots ...

La composante visuelle de l’exposition témoigne de la relation perdue entre humains et non-humains, et de la façon dont les artistes interprètent la présence des animaux dans nos sociétés. En somme, c'est tout un monde qui s'expose ici, le règne animal dans sa splendeur et sa magnificence sauvage. Un monde que l'on n'écoute plus assez sans doute...Et si les animaux étaient à l'origine de la musique ? Bernie Krause, ancien compositeur de musique de films, en est convaincu !

A voir en famille, si possible !

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