Expositions

GRECO

GRECO, ce génie…

Infos & réservation

Grand Palais, Galerie Sud-Est
3 avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
Tél. : 01 40 13 48 00
http://www.grandpalais.fr
Jusqu’au 10 février 2020

Lu / Vu par

Tristan Vyskoc
Publié le 14 nov . 2019

Recommandation

5,0En prioritéEn priorité

Thème

Première grande rétrospective consacrée en France à cet artiste, comportant 76 œuvres dont 71 du Greco, qui retrace son parcours, de la Crète à Venise, et de Rome à Tolède. Redécouvert à la fin du XIXe siècle et ayant inspiré un grand nombre d’artistes, cette exposition très complète nous plonge dans une œuvre intemporelle.

Mêlant un parcours chronologique et des salles réservées aux portraits ou aux grandes commandes, la scénographie dans la nef donne une solennité qui s’apparente à une cathédrale et permet par l’utilisation du fond blanc de montrer toute la modernité du Greco.   

Points forts

* Dernier grand maître de la Renaissance et premier grand peintre du Siècle d’Or, Greco a dû se réinventer par rapport à la crise de l’image de son époque. Par son obstination sans compromis à donner de la force à l’image, il privilégie la sensation à la représentation.

* Dès l’entrée de l’exposition, devant l’Assomption de la Vierge, nous savons que nous sommes face à l’œuvre d’un artiste hors norme. Avoir la chance d’être plongé dans l’univers d’un génie qui a profondément marqué l’histoire de l’art permet de mieux comprendre l’influence qu’il va exercer sur des générations de peintres.

* Velasquez, Zurbaran, Rembrandt, Cézanne, Picasso, Bacon… fauvistes, cubistes, expressionnistes…Greco a profondément influencé l’art de son époque et du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. 

* Une des figures majeures de la peinture française contemporaine, Gérard Garouste, qui vient d’entrer officiellement à l’Académie des Beaux-Arts, avoue sa profonde admiration pour la violence des couleurs, « la folie » et le mysticisme de l’œuvre du Greco. 

Points faibles

Pour des raisons que nous ne connaissons pas, il n’y a aucune œuvre prêtée par le musée du Prado qui détient la plus importante collection du Greco. On peut regretter que des chefs-d’œuvre de l’artiste ne soient pas présentés au Grand Palais. 

En deux mots ...

« Peintre éternellement contemporain », comme le déclare Guillaume Kientz, commissaire de l’exposition.

POUR ALLER PLUS LOIN : se rendre à la Galerie Templon, pour voir le travail de Gérard Garouste, profondément influencé par Greco ou au Musée Picasso pour se replonger dans sa période bleue. 

L'auteur

Dominikos Theotokopoulos dit El Greco, est né en 1541 à Candie (actuelle Héraklion) en Crète, possession de la République de Venise depuis 1204. Maître-peintre en 1566, il est formé dans la tradition byzantine et réalise de nombreuses icônes. De 1567 à 1570, il séjourne à Venise, où son travail sera influencé par Titien, Tintoret et Bassano. Greco rejoint Rome en 1570 et se met au service du Cardinal Alexandre Farnèse. Ses positions à l’encontre du travail de Michel-Ange et son statut de peintre étranger, le poussent à rejoindre l’Espagne à partir de 1576, en pleine période du Siècle d’Or, où le roi Philippe II, grand admirateur de Titien, lui passe des commandes.

Ses œuvres étant jugées peu conformes au Concile de Trente, il s’éloigne du Roi et de la Cour et s’installe à Tolède, centre de la vie artistique de l’Espagne ; les commandes affluent et lui permettent d’affirmer son talent. Son fils né en 1578, assiste son père. A partir de 1606, une série de procès et l’état de santé du Greco se dégradant à partir de 1608, plongent le peintre dans une grave crise financière. Il meurt en 1614.

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