Expositions

LE RÊVEUR DE LA FORÊT

Promenons-nous !

Infos & réservation

Musée Zadkine
100 bis rue d’Assas
75006 Paris
http://www.zadkine.paris.fr
Jusqu’au 23 février 2020 Du mardi au dimanche – 10h à 18h.

Lu / Vu par

Tristan Vyskoc
Publié le 26 déc . 2019

Recommandation

4,0ExcellentExcellent

Thème

Un parcours sur le thème de la forêt, omniprésent dans l’œuvre de Zadkine, mêlant la poésie, les sciences, la philosophie, à travers différents médiums, époques et genres, et réunissant plus d’une centaine d’œuvres d’une quarantaine d’artistes…Apollinaire, Arp, Beuys, Brancusi, Gauguin, Giacometti…Berrada, Jospin, Penone, Prouvost…

Un dialogue entre les œuvres d’Ossip Zadkine et des artistes modernes et contemporains autour du monde végétal dont l’actualité n’a jamais été aussi brûlante.

Points forts

- La magie de ce havre de paix au milieu de la cité, à deux pas du jardin du Luxembourg. Il faut y rentrer en se laissant porter par la mémoire du lieu qui a été la maison-atelier de l’artiste de 1928 à 1967 et qui lui rappelait sa Russie natale. « Viens voir ma folie d’Assas et tu comprendras que la vie d’un homme peut être changée […] à cause d’un arbre, d’un pigeonnier », écrit-il dans une lettre à un ami.

- A l’heure de l’anthropocène, il est intéressant de se replonger dans ce monde végétal qui représente 80% de la biodiversité alors que l’homme n’en représente que 0,01% et de découvrir l’interprétation qu’en font les artistes, l’appropriation quasi mystique par la création.

- La forêt est une source inépuisable d’inspiration, sous quelques formes que ce soit, pour un grand nombre d’artistes et cette exposition en donne un très bel aperçu.

- Le parcours entre la maison, le jardin et l’atelier autour de thèmes variés nous plonge dans cet univers tout à la fois inquiétant, étrange, mais aussi matriciel de la forêt. Une reconnexion au monde vivant.

Points faibles

Pas de points faibles…c’est un enchantement

En deux mots ...

Un parcours sylvestre d’une grande richesse à travers des œuvres éclectiques.

L'auteur

Ossip Zadkine est né le 4 juillet 1890 à Vitebsk (Biélorussie). Son père, Ephime Zadkine, est enseignant à Smolensk. Il grandit au milieu de la nature. Il dessine très tôt avec passion et découvre à 12 ans le modelage en découvrant un bloc de terre glaise. En 1905, il est envoyé en Angleterre et inscrit à une école d’art où il découvre la sculpture. Son père l’envoie ensuite à Paris en 1910 où il s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts. Il déserte au bout de 6 mois refusant l’académisme, il « cherche la vie dans la simplification ou l’accentuation des formes ». Il déménage rue de Vaugirard en 1912 et se rapproche de Matisse, Picasso, Apollinaire. Il vend ses premières œuvres au Salon d’automne de 1913. En 1916, il s’engage volontaire et après avoir été gazé, il est réformé en octobre 1917. Il épouse Valentine Prax en 1920. Première exposition personnelle dans son atelier deux mois avant son mariage en août 1920 avec Valentine Prax, peintre.    

En 1925 la Galerie Barbazanges lui consacre une grande exposition. Il s’installe rue d’Assas et achète une grande maison dans le Quercy. Il obtient un visa pour les Etats-Unis en 1941 et rentre en France en 1945, changé. Il reçoit en 1950 le grand prix de sculpture de la Biennale de Venise. Il enseigne à La Grande Chaumière. Avec une reconnaissance internationale, Zadkine fait désormais partie des figures majeures de la sculpture du XXe siècle. En 1962, il publie ses mémoires  Le maillet et le ciseau, souvenirs de ma vie. Il meurt le 25 novembre 1867.

Et aussi

Se rendre à la Fondation Cartier pour découvrir la magnifique exposition Nous les Arbres qui est prolongée jusqu’au 5 janvier 2020. Tarif réduit sur présentation du ticket d’entrée au Musée Zadkine.

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