Opéra-Ballets-Musique

L'Elisir d'Amore

Une belle soirée d'opéra. Alexandra Kurzak, vous connaissez ?
De Gaetano Donizetti
Mise en scène : Laurent Pelly
Avec Aleksandra Kurzak, Roberto Alagna

Infos & réservation

Opéra Bastille
Place de la Bastille
75011 Paris
Tél. : 0892899090
http://www.operadeparis.fr
Jusqu’au 25 novembre

Lu / Vu par

Dominique Poncet
Publié le 12 nov . 2015

Recommandation

4,0ExcellentExcellent

Thème

L’amour, bien sûr . Et, bien sûr aussi, l’amour qui triomphe ! A travers une intrigue très simple, au cours de laquelle on verra un jeune homme, aussi naïf que timide,  se ruiner pour acheter un élixir, qui, croit-il, aura le pouvoir de le faire aimer de la jeune volage dont il est fou amoureux. Bien sûr, ce  philtre sera sans effet. Mais, après moultes péripéties d’une irrésistible drôlerie, tout sera bien qui finira bien, puisque l ‘objet des désirs du jeune homme lui tombera, enfin, dans les bras. Sans d’autre raison que celle de soudains battements de cœur…

Points forts

- L‘œuvre d’abord. Il arrive que le temps ne fasse rien à l ‘affaire ! Cet « Elixir d’Amour » a été composé en quatorze jours, et c ‘est pourtant un chef d’œuvre du genre « semi-seria ». Impossible de résister à cette partition  délicieuse et subtile qui alterne  moments de pure comédie et scènes d’un pathétique à fendre les cœurs les plus endurcis.

- La mise en scène : elle a beau dater de 2006. Elle a gardé toute sa fraîcheur. Laurent Pelly a transposé l’action dans une campagne italienne des années 60.Une campagne qui aurait pu inspirer le Commencini de « Pain, Amour et Fantaisie ». Très belle idée,  qui a  suscité ce décor aussi ravissant que champêtre et généré une direction d’acteurs très ludique.

- La distribution, enfin. Sur le plateau, chœurs et solistes sont impeccables.  Mention particulière pour Roberto Alagna qui s’amuse à faire rire le public… et …soudain…ligne de chant parfaite, expressivité d’une mélancolie à vous tirer les larmes, obtient le silence absolu de la salle…

- Mention particulière aussi à celle qui, dans la vie, est sa compagne, la soprano Aleksandra Kurzak. Avec son tempérament d’une pétulance communicative, et surtout sa voix d’une agilité idéale pour le bel canto, la future madame Alagna réussit une entrée fracassante à l’Opéra de Paris.

Points faibles

S il faut en trouver un, ce serait, à une ou deux courtes reprises, un léger décalage (ce soir là) entre l orchestre (somptueusement dirigé par Donato Renzetti) et le baryton Ambrogio Maestri (par ailleurs d’une présence formidable).

En deux mots ...

Une soirée d’une folle gaité, musicalement et vocalement (presque) parfaite.

L'auteur

Gaetano Donizetti naît à Bergame, en Italie, le 29 novembre 1797, dans une famille pauvre. Reçu à neuf ans à  « l’ école charitable de musique », il y apprend le clavecin et la composition, puis, grâce au soutien financier d’un professeur, part à Bologne compléter ses études musicales.  Après un bref passage dans l’armée pour subvenir aux besoins de ses parents, il se consacre totalement à son activité de compositeur. Prolixe, inventif,  inspiré, il « écrira » beaucoup. Dans sa jeunesse, essentiellement des œuvres appartenant au genre comique (Créé en 1832 à Milan,« l ‘Elesir d’Amore » est un sommet de ce genre) ; puis, la maturité et les malheurs personnels aidant, des œuvres  plus dramatiques, dont le fameux

« Lucia de Lammermoor ».Au cours de son séjour en France, une paralysie nerveuse, dûe à la syphillis, le contraindra à cesser toute activité .Il retournera mourir dans sa ville natale, le 8 avril 1848 ,après plusieurs mois d’atroces souffrances .

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