Le secret des mères
Parution le 13 mai /2026
432 Pages
Prix : 9,40 euros
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Thème
Après quinze années d’absence, Colette revient auprès de sa famille pour entourer sa mère en fin de vie.
Il est temps pour elle d’affronter les secrets de famille qu’elle pressent depuis longtemps mais qu’elle a toujours cherché à fuir.
Il y a le décès de sa tante, la disparition étrange de sa sœur Marthe, il y a aussi Lucien, « petit Paris » placé dans sa famille par les services sociaux et puis il y a le Morvan des années 1960, cette époque où les filles-mères achevaient leur grossesse dans les maisons maternelles…
Alternant entre passé et présent, ce dernier roman de Sophie de Baere d’une extrême sensibilité explore les silences et les blessures qui traversent les générations.
Points forts
- L’écriture fluide, simple, élégante et pudique.
- Les courts chapitres oscillant entre passé et présent. Un rythme haletant ne laissant aucun répit au lecteur !
- Loin d’être un énième roman sur les secrets de famille, Sophie de Baere, nous invite à plonger dans une époque -pas si lointaine- des années 60, où le secret valait mieux que la honte. Quelles qu’en soient les conséquences.
Quelques réserves
- Un secret de famille qui se dessine assez vite, peut-être. Loin d’altérer le plaisir de lecture, cela pousse le lecteur à comprendre l’orchestration des non-dits au sein d’une famille.
Encore un mot...
- Un roman qui nous permet d’approfondir nos connaissances historiques sur les maisons maternelles qui hébergeaient les filles-mères afin qu’elles puissent mener à bien leur grossesse loin du scandale que leur « faute » pouvait engendrer.
- L’auteur nous dépeint aussi la vie des « petits Paris », ces milliers d’enfants abandonnés ou orphelins qui étaient placés dans des familles du Morvan en échange d’une pension.
Une phrase
- [Colette, à propos de sa mère Augustine : ]
« Cela fait une heure maintenant que je la regarde. Une heure que j’éprouve cette drôle de sensation, celle que je fuis depuis tant d’années, celle dont j’ai tant voulu me défaire. En partant loin, j’avais pourtant cherché à ne plus baisser les yeux ni entendre les voix des autres se taire devant moi. » p 96
« Mais le secret est une pourriture qu’on n’enterre jamais tout à fait. Il hante et affadit tout. » p 328 - [Colette observant son frère :]
« Je le vois maintenant qui se relève péniblement et je sais qu’il rassemble ses forces, que ce qu’il s’apprête à me dire est une douleur. Il n’a plus le choix, même cruelle, même crasseuse, il n’y a que la vérité qui puisse nous sauver tous les deux.
- C’est ma faute tout ça. J’aurais pu tout changer et je n’ai rien fait. » p 336
L'auteur
Sophie De Baere est une écrivaine française. Diplômée en lettres et en philosophie, elle est l’auteur de quatre romans : La dérobée (paru en 2018), Les corps conjugaux (paru en 2020), Les ailes collées, (paru en 2022, prix Maison de la Presse).
Le secret des mères est son dernier roman, il a reçu un accueil enthousiaste de ses lecteurs et a été récompensé par le prix Relay des voyageurs 2025.
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