FINI DE RIRE. ON FERME !

Un homard à la sauce Popeck ça pince énormément !
De
Popeck
Mise en scène
Popeck
Avec
Popeck
Notre recommandation
4/5

Infos & réservation

Théâtre de Passy
95 rue de Passy
75016
Paris
01 82 28 56 40
Jusqu’au 2 juin 2024. Les dimanches à 19h15 (4 représentations par mois)

Thème

  • Suivre Popeck “en live“ - avec son accent inimitable, son chapeau melon, sa guitare percée et son caleçon molletonné - c’est le moment ou jamais de rire. 

  • A 88 ans, Popeck entre en piste une nouvelle fois chez Maxim’s, malicieux et grincheux. Profitez-en et passons à table : ce soir il y a du homard “à l’américaine“ semble-t-il, mais il y a plus de carcasse que de homard, et puis il lui manque une pince :

    • « Pourquoi j’ai payé pour deux moi ? 

    • Monsieur, c’est parce qu’il s’est battu dans le vivier avec un congénère ! 

    • Mais servez-moi donc le vainqueur ! » s’écrie alors l’artiste-client, courroucé, dans un sketch inénarrable qui fait toujours rire.  

  • D’où vient Popeck au fait, de quel état ? « Je viens d’un état la-men-table »  répond Judka Herpstu [ son vrai nom pince sans rire et rou-blard de Bucarest !!]. Bien sûr, à l’écrit et sans l’accent yiddish ça manque un peu de sel…

  • Le titre « Fini de rire - On ferme » (Succès prolongations)  est un énorme clin d’œil à la longévité de cet artiste à la redingote noire et au chapeau rond, si sympathique et si émouvant, qui faisait ses adieux (pas pour rire) en septembre 2010 sur la scène de l’Olympia.  D’ailleurs, Popeck n’aura jamais dit son dernier mot,  après celui-ci répété inlassablement, comme un cri de guerre : « On n’est pas des sauvages, tout de même ! ». Bon dimanche en famille !

Points forts

  • Dans notre fauteuil confortable on déguste, heureux et complices, une heure et demie enlevée, résultat de l’observation de la rue (ou des buissons du bois de Boulogne !) et quelquefois accompagnée par une guitare magique harnachée avec un cordon de rideau. C’est toujours extrêmement et finement drôle, sans une once de vulgarité, ainsi, l’histoire du papa qui dit à son fils qu’il vaut peut-être mieux avoir 10% d’une bonne affaire que 100 %  d’une mauvaise,  autrement dit épouser une fille charmante et légère plutôt qu’un laideron dont personne ne veut, au risque d’être cocu… d’ailleurs « n’est pas cocu qui veut » disait un humoriste bien placé pour le savoir. 

  • Le naturel, la simplicité, l’empathie du personnage et sa bonhomie, le talent de l’artiste qui sait    émouvoir sans le vouloir. Popeck  se moque de lui-même sérieusement sans se prendre au sérieux.
  • La qualité première de ces “brèves de théâtre“, de ces sketches, c’est leur humour cocasse : chacune fait rire en quatre mots, ou à peine plus Avec son chapeau melon et sa valise recouverte d’étiquettes de destinations en  Europe centrale, il  évoque irrésistiblement Charlot.
  • Et par-dessus de tout, il y a l’émotion de ses histoires souvent personnelles, tirées de la longue vie d’un petit bonhomme orphelin, fils d’un immigré juif menacé sous l’Occupation, et qui s’en est sorti grâce à son talent, et un peu grâce à nous, ses spectateurs reconnaissants.

Quelques réserves

  • Pas la moindre, Monsieur Popeck, continuez comme ça le plus longtemps possible !            

Encore un mot...

  • Après le regretté Raymond Devos, il n’en reste plus qu’un, et c’est Popeck, qui a remplacé son violon par une guitare percée dont il tire des bruits bizarres, « mais si vous n’aimez pas, fallait pas venir ! »

  • Comme le violon éponyme d’où est tiré son nom, Popeck se définit comme L’homme grinçant. 

Une phrase

« Une jolie vache déguisée en fleur
Une jolie fleur déguisée en vache
C’est le portrait de ma femme
Je vous présente son souffre- douleur. »     

L'auteur

Popeck, de son vrai nom Judka Herpstu, enfant juif ashkénaze d’Europe centrale, est né en 1935. Sa mère est prise dans une rafle sous ses yeux en zone libre. Par un réflexe miraculeux, sur les injonctions de celle-ci, il prend la main d’une dame blonde, la seule non-juive des femmes arrêtées : ce geste le sauvera. 

  • Il est recueilli dans une famille, puis élevé par son père.  Il raconte ses débuts d’écolier au 36, rue de Rochechouart (75009) dans une « chambre de bonne sans bonne » (on n’avait pas les moyens !). Très jeune,  il « joue » dans la Charrette fantôme de Julien Duvivier, suit la formation d’acteur au cours Simon et remporte le prix Marcel Achard en 1961. 

  • Plus tard, un film le fera remarquer par le grand public, Les aventures de Rabbi Jacob (1973), de Gérard Oury (sous le pseudonyme de Jean Herbert). Louis de Funès le prend sous son aile (… et la cuisse !). Dès lors, ses seuls en scène font salle comble à l’Olympia pendant cinq ans. Il tournera plus tard dans Le Pianiste de Polanski (2002) et, plus récemment, dans Ils sont partout d’Yvan Attal. Il a joué en tout dans seize films au moins. 

  • Parallèlement sa carrière explose au théâtre, dès les années 1960 dans des pièces classiques dramatiques - Ce soir on improvise de Pirandello (1964), L’idiot de Dostoïevski (1965), Incident à Vichy d’Arthur Miller - ou comiques, comme L’Avare (m.e.s Jean-Luc Moreau), L’Amour foot de Robert Lamoureux, ou Toc-Toc de Laurent Baffie. 

  • Seul en scène, il crée Je reviens à l’Olympia (2007), Je râle pour vous, C’est la dernière fois, et Même pas mort (2019) et Fini de rire, on ferme !… Bref, on en a jamais fini avec Popeck !

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