Thêatre-Spectacles

Dieu est mort. Et moi non plus je ne me sens pas très bien

Ca ne vole pas très haut. Le cadavre de Dieu bouge encore...
De Régis Vlachos
Mise en scène : Christophe Luthringer et Franck Gervais
Avec Régis Vlachos et Charlotte Zotto

Infos & réservation

Théâtre de la Contrescarpe
5 rue Blainville
75005 Paris
Tél. : 01 42 01 81 88
https://theatredelacontrescarpe.fr/
Jusqu'au 24 juin. Durée : 1h10

Lu / Vu par

Charles-Edouard Aubry
Publié le 27 mai . 2019

Recommandation

2,0A la rigueurA la rigueur

Thème

Dieu est mort ... Sujet vaste et polémique ! Que l'auteur attaque frontalement et sans détour, jetant dans le même sac tous les dieux sans distinction, et sans jamais faire allusion à aucune religion. Car la cible, c'est LA religion, celle des dogmes et de l'embrigadement.

Points forts

  • Entre la séance chez le psy, un cours de philo, des souvenirs d'enfance, c'est un règlement de compte tout azimut, à base de souvenirs, d'aphorismes décalés, de maximes jubilatoires.
  • Mais le discours ne se prend jamais au sérieux, convoquant le verbe, mais aussi la danse, les marionnettes, la musique, la vidéo, des jeux de lumière. Le propos est décalé et illustré de multiples façons (mention spéciale au clip de Michel Sardou !)
  • Charlotte Zotto, énigmatique présence féminine et complice de toujours de l'acteur, apporte sa folie douce tout en retenue, et ajoute son univers poétique et décalé.

Points faibles

  • La critique de la religion est devenue monnaie courante, mais apporter un point de vue personnel ne suffit pas à composer un discours structuré et à adopter un angle original.
  • Dommage également que la présence de Charlotte Zotto ne soit que sporadique.
  • En évoluant entre différents registres, humour, démonstration, colère rentrée et récits entrecroisés, le réquisitoire part dans tous les sens, s'étiole et ne touche pas vraiment le public.

En deux mots ...

Si Dieu est mort, là ce n'est pas de rire !

Un discours de plus sur la religion ! Il ne manque ni d'argument, ni de fond, mais peine à emporter son public dans sa démonstration.

Un extrait

« Est-ce que vous savez pourquoi je vous parle de névrose ? Est-ce que vous savez que c'est un spectacle sur la religion ? Donc c'est un spectacle sur la maladie mentale. La névrose c'est un truc qui a été inventé par les psys pour faire chier les curés. Parce qu'avant chez les curés, la consultation ... enfin la confession, c'était gratos. Les curés pour les psys, c'était comme ... Uber pour les taxis ... de la concurrence déloyale. Alors du coup les psys ont inventé les névroses, ça fait psy pour un truc qui était gratuit auparavant ».

L'auteur

Régis Vlachos est à la fois auteur, comédien, directeur artistique de la Compagnie du Grand Soir, mais aussi agrégé de philosophie.

Depuis « Partisans », son premier texte (plus de 150 représentations entre 2013 et 2017), il enchaine les créations : « Little Boy », qu'il interprète avec Christophe Alévêque puis « L'enfer c'est l'amour ». Il a également joué le rôle-titre du « Marchand de Venise » de Shakespeare et celui de « La vie de Galilée » de Bertold Brecht dont il a également signé l'adaptation.

« Dieu est mort » a été joué au Festival Off d'Avignon et à Paris au théâtre Essaïon et à la Contrescarpe en 2017 et 2018 ainsi qu'en tournée. Le spectacle a obtenu d'excellentes critiques. Culture-Tops fait exception. A vous de juger...

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