An American in Paris

De
George et Ira Gershwin
Livret de Craig Lucas. Direction musicale Brad Haak.
Mise en scène
Christopher Wheeldon
Notre recommandation
5/5

Infos & réservation

Théatre du Chatelet
Place du Chatelet
75001
Paris
01 40 28 28 40
Jusqu’au 4 janvier inclus.
Lu / Vu par Culture-Tops

Thème

A la libération de Paris, en 1945,un jeune G.I.,  artiste peintre en devenir , séduit par la capitale et ses potentialités, décide de rester. Il rencontre un musicien, pianiste dans un cabaret, et un fils de milliardaire qui rêve de devenir chanteur de variétés.Tous les trois tombent sous le charme d’une jeune danseuse. La musique de Gershwin rythme les battements de tous ces cœurs et leurs aspirations, dans un Paris qui sert de merveilleux decor.

Vincente Minelli en avait fait un film, en 1951, avec Gene Kelly et Leslie Caron, qui est resté l’un des chefs d’œuvre de la comédie musicale. Il s’agit ici d’une création originale, co-production entre le Chatelet et Broadway, où le spectacle sera repris ce printemps.

Points forts

1.La musique

La partition originale de Gershwin pour le film a été augmentée du concerto en fa et de la seconde rhapsodie pour piano. Elle est à l’unisson de l’action comme si le compositeur avait assisté aux répétitions.Tout virevolte sur scène : les décors de Bob Crowley, faisant appel aux projections,aux toiles et aux lumières, captivent en permanence. Aucune note n’est perdue, en soutien de l’action et de la chorégraphie.Sous la direction, sans répit, de Brad Haak, l’ensemble musical du Chatelet nous plonge dans le Paris de l’après guerre où le jazz se fait un chemin entre symphonie et variétés.

2 .La chorégraphie

Venu du New York City Ballet ,en poste à Covent Garden,Christopher Wheeldon délivre une mise en scène à chaque instant pleine de surprises et cependant parfaitement maitrisée. Des quais de gare aux quais de la Seine, des Galeries Lafayettes déployées depuis une colonne Morris, à la scène du Chatelet en miroir, des cabarets de jazz aux salons de milliardaires peuplés d’œuvres d’art, tout Paris défile. Les "clous",outre l’évocation des évènements de la Libération, sont bien sûr les différents ballets :la rencontre sur les quais,l’évocation des Ziegfield Follies, et le grand ballet final, authentique chef d’œuvre, qui restera une pièce d’anthologie, tant tout subjugue :le pas de deux , les ensembles, les costumes et décors pleins de références picturales.(Mondrian, Calder, Miro..)

3-La troupe

Tous les danseurs sont aussi chanteurs ! Leur aisance stupéfie. Robert Fairchield ,venu du Royal Opera, le G.I.héros, est fort bien entouré par Max von Essen,crooner meneur de revue, et Brandon Uranowitz, musicien, réincarnation de Gershwin. Leanne Cope,elle aussi étoile de Covent Garden,est mutine à souhait, avec un arrière plan de gravité dû au passé de son personnage, dont les parents ont été déportés alors qu’elle même a été sauvée des nazis par les milliardaires mécènes du ballet dont elle sera la vedette ! Jill Paice est la propriètaire de galerie amoureuse du peintre et de l’art, qui comprend mal que l’on résiste à sa fortune.

Quelques réserves

Je n'en vois pas.

Encore un mot...

Un éblouissement visuel et musical qui vous tient en alerte tout du long par le charme de ce qui est donné à voir et l’intelligence des clins d’œil et des références. Paris vu et rêvé par les américains est toujours à son mieux et ici encore plus qu’ailleurs ; on  est émus d’un tel hommage. Que la ville est belle et comme elle a permis à de si nombreux talents de s’épanouir!

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