En direct du Festival off d'Avignon - jeudi 23 juillet
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Et aussi
- Spiritueux – Laurent Cazanave
Le 11 Avignon
Mise en scène : Audrey Bertrand – Laurent Cazanave -
Interprétation : Laurent Cazanave
Du 4 au 23 juillet à 10h, relâche les 10, 17 juillet
Faire la fête. Encore. Toujours. Boire. Rire. Pleurer. Crier. Boire. Au matin, un homme tente de reconstituer une soirée dont il ne se souvient plus. Seul en scène, il remonte le fil de l’ivresse, entre fragments de mémoire, débordement verbal et engagement physique.
Dans la lente descente aux enfers de l’addiction à l’alcool, les masques de l’euphorie se fissurent et déchire le voile de l’intimité dans une mise en scène sobre et sensible.
Sur le radeau flottant des émotions exacerbées, Laurent Cazanave délivre un portrait fragile et pose un éclairage et un message lucide et préventif.
3 cœurs
- Romance – Catherine Benhamou
Train Bleu
Mise en scène : Heidi-Éva Clavier
Interprétation : Marion Trémontels
Du 4 au 23 juillet à 14h05, relâche les 5, 12, 19 juillet
Imène tente de comprendre comment son amie Jasmine a basculé. D’une rencontre en ligne à une spirale d’emprise, Romance retrace l’engrenage qui conduit peu à peu une jeune fille vers la radicalisation. Un récit d’amitié qui alerte sur les dangers des réseaux sociaux, la manipulation et la violence, jusqu’à l’irréversible.
Une magnifique interprétation portée par une puissante dramaturgie vous saisit. Dans ce texte ciselé chaque mot porte comme un coup de scalpel à l’abandon d’une jeunesse désœuvrée dont nous portons tous un peu la responsabilité. Mais au-delà du constat, c’est une histoire de violence ordinaire et de manipulation portée par un souffle cadencé parfois comme du vers libre tant la direction d’actrice est là comme une partition qui déchire l’âme.
Le cri du personnage d’Imène a le souffle de la tragédie antique dans son récit se faisant à la fois coryphée et personnage. Un spectacle saisissant d’authenticité et une performance de comédienne de grande ampleur.
5 cœurs
- Journal d’un corps – Daniel Pennac
L’entrepôt
Mise en scène et interprétation : David Nathanson
du 4 au 25 juillet à 16h50, relâche les 8, 15, 22 juillet
L’histoire d’un homme qui se raconte de ses 12 ans à ses derniers jours à travers les manifestations de son corps. Il y est question d’enfance, de scouts et de fourmis, de paternité, de maladie, de désir et d’amour mais surtout du temps qui passe et de ce qu’il fait sur nous. Un journal intime drôle et bouleversant.
Une jolie traversée du temps, émouvante porté par David Natanson qui en plus de ses qualités d’interprète se révèle un conteur hors pair. La scénographie qui tel un terrain de jeu que serait la vie permet au personnage de vagabonder sa vie avec tendresse, amour et douleur parfois. Ainsi va la vie, une vie d’homme qui parle de paternité, de désir et de résilience. Une fois n’est pas coutume et citons Truffaut pour ce parcours d’une vie simple : « c’est une joie et une souffrance » mais ô combien attachante.
3 cœurs
- Bakers – Création collective
Espace Alya
Les 5, 7, 9, 11, 13, 17, 19, 21, 23, 25 juillet à 18h35
Trois boulangers – une boulangerie ! De la pâte à pain plein les murs, de la farine dans les yeux ! Retrouvez The Latebloomers pour une nouvelle dose de fous rires et de tendresse. Comédie physique centrée sur l'univers d'une boulangerie française.
Avec ces boulangers français à la sauce écossaise, on s’enfarine de rire avec ces trois clowns d’exception qui de gags en situations plus absurdes les unes que les autres nous racontent une tranche de vie d’une famille de boulangers confrontée à l’industrialisation de cet artisanat qu’on nous envie à travers le monde. Un joli clin d’œil et surtout un moment déjanté et joyeux.
4 cœurs
Les glaces – Rebecca Deraspe
11 Avignon
Mise en scène : Sophie Langevin
Interprétation : Thomas Gourdy - Lydia Indjova - Francesco Mormino - Juliette Moro - Renelde Pierlot - Bryan Polach - Amandine Truffy
Du 4 au 23 juillet à 22h30, relâche les 10, 17 juillet
Quand Noémie apprend que son fils est accusé de viol, son passé ressurgit avec fracas. Elle décide de rompre le silence et de confronter ses deux amis d’enfance qui l’ont agressée 25 ans auparavant. Dans ce grand dégel de la parole, la vie de chacun se voit soudain bouleversée.
C’est de loin, un des textes les plus forts de ce festival d’Avignon sur le pardon et la résilience. Dans une mise en scène et une direction de comédien(ne)s d’une élégance et d’une pudeur remarquable, nous sommes confrontés à une parole singulière qui nous laisse saisis, pétrifiés par l’implacable démonstration du sens de la culpabilité de l’agresseur et de l’agressée. Un récit sans jugement, sans morale. Un texte chirurgical qui vient inciser par le scalpel de la plume de l’auteur les plaies insidieuses du corps et du cerveau jamais cicatrisées qui parfois trouvent la force de saigner pour réparer.
5 cœurs
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