Nuits de Montmartre

Sur les traces ardentes de Kessel
De
Joseph Kessel
Avec
Pascal Monge

Et à la balalaïka et au chant, Natacha Fialkovsky; à la guitare, Olivier Cahours; et guitare et chant, Pascal Storch.

Notre recommandation
4/5

Infos & réservation

Ciné 13
1 avenue Junot
75018
Paris
06 70 02 73 10
Lundi 12 décembre, à 20h
Lu / Vu par Culture-Tops

Thème

Dans ce roman, Kessel nous raconte son quotidien, en particulier ses nuits trépidantes, avec leurs excès, passées dans les cabarets russes de Montmartre dans les années 20. S’y réunissent des émigrés russes et tziganes qui prennent racine à Paris et recréent une petite société faite de déracinés d’origines sociales très diverses mais unis par cette diaspora commune, leurs petits métiers et surtout cette âme slave qui ne ressemble à rien d’autre.

Points forts

1 Nous pénétrons dans l’univers chaleureux d’un petit hôtel qui accueille, après leur révolution, des réfugiés russes  et tziganes.

La musique et l’âme slave nous submergent  dès le début du récit. Les tableaux se succèdent.

2 Pascal Monge est un conteur merveilleusement juste. Ils s’efface devant 3 musiciens, qui complètent ses mots, les enjolivent, puis reprend son récit.

3 L’écriture de Kessel est magnifique. Il nous transporte où il veut avec une telle aisance, en particulier lorsqu’il décrit des figures singulières qui évoluent sous nos yeux ; je pense, entre autres, à Michka dont il fait une longue description: on le voit évoluer, voler, exister. Même les âmes médiocres ont une place ! Nous ressentons les liens qui unissent les uns aux autres, aristocrates vivant la même tragédie de l’exil que de simples gens arrivés là avec eux. Ils forment un peuple à eux tous seuls, sans différence car leur âme est commune.

4 Et puis, il y a ces 3 musiciens, la voix si chaude de Natacha, entourée de 2 guitaristes et chanteurs. Nous, spectateurs, sommes en communion étroite avec eux, plongés que nous sommes, dès le début, dans cette ambiance, dans cette culture russe. Il ne manque qu’un petit verre de Vodka et tout y serait…

Quelques réserves

Je n’en vois pas.

Encore un mot...

En sortant, on a une furieuse envie de lire ou relire l’œuvre de Kessel, tant la langue est belle et imagée. Et il nous donne à travers ce récit, une belle leçon de vie: il n’y a pas de différence entre un prince et un ouvrier quand on est dans l’essentiel, seul l’Homme existe.

Et c’est à dessein que j’ai employé plusieurs fois le mot « âme » car c’est ce que l’on retient le plus de cet univers de déracinés.

Je recommande donc tout particulièrement ce spectacle -attention, il ne reste plus qu'une représentation, le lundi 12 décembre-, pour ses qualités multiples et, aussi, pour ce petit lieu où l’on est très agréablement accueilli et où une petite assiette très fraîche vous attend avec un verre de vin, si vous n’avez pas dîné...

L'auteur

Joseph Kessel est né en 1898, d’un père juif, médecin d’origine lituanienne, et d’une mère juive. Né en Argentine, il arrive en France en 1902

C’est avant tout un aventurier. Il a été tour à tour journaliste, reporter, aviateur, résistant, romancier français, membre de l’Académie.

Dans une bibliographie extrêmement riche, on retiendra tout spécialement : La Passante du Sans-souci, Le Lion, Belle de jour, Les Cavaliers, Les Nuits de Montmartre…

Il est mort en 1979.

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