Si on Recommençait

De
Eric Emmanuel Schmitt
Mise en scène
Steve Suissa
Avec
Michel Sardou, Félix Beaupérin, Anna Gaylor
Notre recommandation
2/5

Infos & réservation

Comédie des Champs Elysées
15, avenue Montaigne
75008
Paris
01 53 23 99 19
Jusqu'au 30 décembre: Du mardi au samedi, à 20h30; Le dimanche, à 16h
Lu / Vu par Culture-Tops

Thème

Dans cette pièce écrite spécialement pour Michel Sardou, Eric-Emmanuel Schmitt raconte l'histoire d'un homme qui, se retournant dans son passé, se trouve confronté aux choix qui ont déterminé sa vie. S'il recommençait, prendrait-il les mêmes décisions? Quelle est la part du hasard? Est-on libre? 

Points forts

Après cinq ans d'absence, Michel Sardou revient sur les planches. Il interprète le rôle d'Alexandre, qui retourne dans la maison de sa jeunesse, quittée quarante ans auparavant. Il y revoit les trois jeunes filles qu'il aimait, et sa grand-mère entourée de fantômes. Il rencontre aussi le jeune homme qu'il était: "Je suis toi, tu es moi; nous partageons les mêmes souvenirs...".

Contrairement à ce qu'on aurait pu craindre, c'est avec retenue et recul que Michel Sardou interprète ce rôle pas si facile. Il est entouré de jeunes comédiens qui jouent avec énergie. Mention particulière pour Félix Beaupérin. Mais la meilleure, c'est Anna Gaylor, qui a repris au pied levé le rôle de la grand-mère, joué auparavant par Françoise Bertin, qui a dû s'arrêter pour cause de maladie.
 

Quelques réserves

Le texte d'Eric-Emmanuel Schmitt, qui cherche toujours à faire des bons mots et des phrases qui font mouche, sonne faux. 

Tout est tiré par les cheveux, que ce soit les situations ou les mots pompeux. Et çà commence très fort: "La rouille, c'est l'arthrite des serrures..."; "Dès qu'on est vieux, on vieillit moins vite, c'est l'avantage..."; "65ans: Je suis à la jeunesse de ma vieillesse"; ou encore: "L'hérédité ne fait pas tout, on peut cueillir des raisins sur les roses..."etc...

Encore un mot...

Après nous avoir enthousiasmés avec d'excellentes pièces comme "Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran" ou "Oscar et la dame rose", il semble qu'Eric-Emmanuel Schmitt, enivré par son succès, tombe aujourd'hui dans la facilité.

Comme le souhaitait Jacques Paugam dans sa critique de la pièce "Georges et Georges", qui se donne actuellement au Théâtre Rive Gauche , "qu' Eric-Emmanuel Schmitt réduise un peu sa production d'écrivain... pour se dépasser".

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