L'Islam contre la modernité
Parution en janvier 2026
400 pages
22 €
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Thème
De Chateaubriand à Ernest Renan, bien des observateurs se sont interrogés sur la compatibilité de l’Islam avec la modernité et le développement. Avec un courage certain, Ferghane Azihari s’inscrit dans cette lignée en publiant aujourd’hui L’Islam contre la modernité, un véritable brûlot qui montre l’incapacité des sociétés musulmanes à évoluer et revient sur bien des idées reçues.
Points forts
Ne reculant devant aucune remise en cause, Azihari entend démontrer que les méfaits de cette religion ont commencé dès sa fondation. Pour lui, la création de l’Islam n’eut d’autre but que de forger un instrument de pouvoir aux mains de son créateur. Le Coran est pour lui un copier-coller des religions révélées préexistantes, la juive et la chrétienne. Mais surtout les conquêtes islamiques ont entraîné la disparition des civilisations brillantes qui préexistaient à l’Hégire au Proche et Moyen Orient. Elles ont transformé la Méditerranée, lieu de civilisation et d’échanges, en une zone fragmentée et dangereuse jusqu’au XIXème siècle.
Pour Ferghane Azihari, l’Islam, contrairement à un mythe complaisamment répandu, n’a rien produit en matière de sciences, de philosophie ou de culture, mis à part les oeuvres de quelques individualités, d’ailleurs marginaux par rapport à leur propre milieu; ce qui leur est attribué provient plutôt de la Grèce ou d’autres civilisations de la Mésopotamie.
L’auteur revient ensuite sur l’esclavage pratiqué par les sociétés musulmanes jusqu’à une époque très récente. Il note l’importance de ces flux en provenance d’Afrique, bien plus nombreux que les prélèvements opérés par les esclavagistes européens vers l’Amérique, et également bien plus cruels.
Dans un registre plus connu, l’auteur stigmatise les pratiques des sociétés islamiques, notamment vis-à-vis des femmes ou des homosexuels; il note qu’elles sont plus criminogènes que les autres, particulièrement à l’égard de leurs propres coreligionnaires.
Quant aux performances économiques ou scientifiques des pays musulmans aujourd’hui, Ferghane Azihari fournit un constat accablant en comparant leurs résultats avec des pays comparables qui ne pratiquent pas la même religion.
Enfin, il alerte ses lecteurs sur la pénétration de l’Islam dans le “monde libre“. Il en décrit les méthodes et les résultats, notoires en Grande Bretagne, mais aussi en Allemagne ou en France.
L’ouvrage est appuyé sur une masse de documentation impressionnante à laquelle Azihari fait des références constantes.
Quelques réserves
Julien Besançon en son temps avait tenté d’expliquer l’attractivité de l’Islam et les raisons de son échec économique. Ce sont deux domaines dans lesquels Ferghane Azihari pourrait à bon droit compléter son analyse; passer des symptômes à l’identification des causes de la maladie.
Encore un mot...
Un livre polémique, écrit sur un mode martial, qui a le mérite de corriger une perception des sociétés musulmanes qui doit beaucoup à l’image qu’ont tentés d’imposer, avec succès, les thuriféraires de l’Islam. Il met en garde contre la vulnérabilité de l’Occident et suggère une apostasie générale dont la probabilité paraît incertaine.
Une phrase
« Que ceux qui se désolent de la sclérose des sciences et de la philosophie en terre d’islam se rassurent ! Pendant que Spinoza se livrait à la critique biblique, pendant que Newton étudiait la physique à Cambridge, pendant que les physiocrates jetaient les bases de la prospérité en plaidant en faveur de la liberté du commerce et de l’industrie, les sociétés turques et arabes employaient, grâce aux revenus qu’elles tiraient de la piraterie et du trafic d’esclaves, de nombreux savants consommant du temps, de l’encre et du papier à rédiger des livres sur l’organisation de la cité idéale sur la base de prescriptions attribuées à un Bédouin illettré du VII ème siècle qui se croyait mandaté par un être invisible. Ces productions ont-elles vraiment amélioré le sort de l’humanité? » Page 123
L'auteur
Originaire des Comores, athée revendiqué, Ferghane Azihari est un journaliste, économiste, essayiste de talent. Il travaille pour le Figaro magazine et France Info TV. Il a reçu le prix Turgot du jeune talent pour son essai Les écologistes contre la modernité (2021, La Cité).
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