NOTRE DAME DE PARIS
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Thème
- Au XVème siècle, des bohémiens dont Clopin est le chef de file, arrivent à Paris et y réclament l’asile. Frollo, archidiacre à la Cathédrale de Notre Dame, use alors de son pouvoir en tant qu’homme d’église auprès de Phoebus, chevalier du Roi, pour obtenir leur expulsion. Mais l’une d’elles, Esmeralda, va tous les ensorceler par sa beauté, y compris Quasimodo, le sonneur de cloches orphelin, bossu, borgne et boiteux.
- Elle va ainsi les conduire, malgré elle, à lutter contre leurs démons. Il s’agit d’un conflit de loyauté pour Quasimodo qui en tant qu’orphelin a été élevé par Frollo. Ce dernier doit lutter, du fait de son statut de prêtre, contre son attirance diabolique pour la « zingara ». Phoebus, enfin, a trompé avec la naïve bohémienne sa promise de bonne famille, la jolie Fleur de Lys, qu’il tente de ménager malgré son faux pas.
Points forts
- Les voix bien sûr, en premier lieu, fortes et envoutantes.
- L’enchaînement des scènes, qui a visiblement été revu, entre la version initiale et l’actuelle, passant d’une succession de chansons à un véritable jeu de dialogues.
- L’incroyable performance des danseurs, plus présents qu’à l’origine, qui apparaissent comme des acrobates.
- La correction de certaines incompréhensions de l’histoire (on comprend en effet dorénavant que Quasimodo, du fait de sa loyauté à Frollo, lui livre Esmeralda).
- Ce rideau tantôt transparent, tantôt opaque, qui transforme l’espace scénique, permettant de révéler des arrière-plans en demi-teinte et mêmes en ombres chinoises, des personnages secondaires comme le soi-disant meurtrier du chevalier ou de manière plus elliptique la conscience de l’un des héros.
Quelques réserves
- C’est un décor très froid que l’on découvre au début : ce grand fond gris en forme de mur d’escalade. Certes, les gargouilles couronnent des piliers mobiles qui personnalisent habilement la scène, mais j’aurais aimé retrouver plus vite la solennité de la cathédrale, ne serait-ce que par des vitraux de lumière (qu’on découvrira mais bien plus tard dans le spectacle).
- Les costumes dont la fluidité et les couleurs vives tranchent avec le décor, sans grande cohérence avec l’époque et avec le statut des personnages (par exemple le rouge dominant des habits de Quasimodo s’affiche comme une évocation du mal alors que le personnage est censé être du côté de l’Eglise).
- Un spectacle un peu long globalement.
- La nouvelle affiche centrée sur Notre Dame et non plus sur Esmeralda alors qu’elle est et reste selon moi l’héroïne principale, celle qui est au centre de cette tragédie.
Encore un mot...
- Créée en 1998, à l’époque où les comédies musicales n’étaient pas encore à la mode, où son lancement était un défi, ce spectacle hors du commun, inspiré du roman de Victor Hugo, revient sur la scène du Palais des congrès de Paris, après avoir connu un succès international (des millions de spectateurs dans le monde entier) et avoir concouru à la célébrité de Patrick Fiori, Hélène Ségara ou encore Garou...
- A noter que Daniel Lavoie est le seul « rescapé » de la troupe initiale, plus de 25 ans plus tard.
Une phrase
" Contre vents et marées j'étais inébranlable
Droit et fier comme une tour de cathédrale
Quand tu vins comme un ver me ronger par dedans
Et réveiller en moi le feu d’un vieux volcan"
L'auteur
- Luc Plamondon est le « parolier des opéras rock (Starmania, qui a connu un grand succès, La légende de Jimmy…).
- Il consacre plusieurs années à l’écriture de Notre Dame de Paris, avec Richard Cocciante, chanteur et compositeur franco-italien, célèbre notamment pour avoir été l’interprète du titre Le coup de soleil en 1979.
- Et le producteur est Charles Talar, qui a travaillé avec Johnny Hallyday, Mike Brant et Francis Cabrel par exemple. Ce qu’on sait moins est qu’il avait créé la société de collecte de droits voisins SPPF avec d’autres producteurs indépendants ou encore qu’il a l’un des fondateurs et dirigeant historique du Paris Saint Germain
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