La villa du lac

Quand le chaos s’installe dans une famille unie. Un roman trop long qui s'essouffle au fil des pages
De
Rachel Joyce
XO Editions
Traduit par Anouk Neuhoff
Parution en février 2026
409 pages
21,90 €.
Notre recommandation
2/5

Infos & réservation

Thème

Le père, veuf depuis de longues années, est un septuagénaire bon vivant et un peintre autodidacte et talentueux.

Ses quatre enfants - un fils et trois filles - quadragénaires mais pas tout à fait sortis de l’adolescence, ont tissé entre eux des liens très forts. Ils vivent à Londres et se retrouvent chaque été dans une magnifique villa sur les rives d'un lac d’Italie.
Mais, coup de tonnerre au sein de la famille, le patriarche tombe fou amoureux d’une très jeune fille et l’épouse loin de ses enfants.

Et il est retrouvé noyé dans le lac, lui qui était un excellent nageur !

Tout l’univers des 4 enfants bascule et des fissures puis des cassures apparaissent au sein de la fratrie. 

Points forts

Rachel Joyce a le talent de nous faire pénétrer dans l’univers de cette famille et de chapitre en chapitre nous livre les secrets, les rancœurs et les chagrins de chacun des enfants meurtris par le décès de leur père.

On voit très nettement la « patte » de la scénariste qu’est Rachel Joyce et ce roman se prêterait plutôt à une série télévisée.

Quelques réserves

Les personnages ne sont pas sympathiques; dépeints comme excentriques mais finalement pas tant que cela. La toute jeune belle-mère, qui devait être le personnage central du roman,  se révèle assez banale et le suspens qu’elle devait susciter n’en est pas un.

Bref on s’ennuie un peu, et des longueurs en rendent parfois la lecture fastidieuse

Encore un mot...

L’idée de départ est bonne mais le résultat est décevant.

Une phrase

« Ça ne servait à rien de se battre avec son père, en tout cas de cette manière-là. Il y a longtemps, elle avait essayé de rompre avec lui et avait échoué - son corps en portait encore les cicatrices, mais là où on ne les voyait pas. Elle entreprit de décaler ses rendez-vous et se mit à étudier les vols. Inutile d’avertir les autres, ça ne ferait que les alarmer. Elle n’avertirait pas son père non plus. Ce n’était ni une trahison, ni une volte-face. C’était juste Netta qui se mettait à l’épreuve. N’importe quel avocat digne de ce nom aurait fait la même chose.
Mais son projet en resta là. La nouvelle tomba le lendemain, et en l’espace de quelques heures, tous les quatre se précipiteraient vers le lac d’Orta, trop tard pour sauver leur père, trop tard pour faire quoique ce soit sinon tenter de mettre la main sur son dernier tableau. »
P. 100

L'auteur

Rachel Joyce, née à Londres en 1962, a été pendant plus de vingt ans scénariste pour la radio, le théâtre et la télévision anglaise. Elle est l'auteure des très nombreux best-sellers du Sunday Times, récompensée par de nombreux prix, et tous publiés en France par OX Éditions, dont La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi… (2012) son premier roman qui a été en lice pour le Booker Prize ; La lettre de Queenie (2015); Si on dansait…(2018); L’inoubliable voyage de Miss Bernson (2021); L’étonnant voyage de Maureen Fry ( 2023).

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