Thêatre-Spectacles

Les Grandes filles

De Stéphane Guérin
Mise en scène : Jean-Paul Muel
Avec Edith Scob, Claire Nadeau, Judith Magre et Genviève Fontanel

Infos & réservation

Théâtre Montparnasse
31 rue de la Gaîté
75014 Paris
Tél. : 0143227774
http://www.theatremontparnasse.com

Lu / Vu par

Jacques Paugam
Publié le 24 mar . 2015

Recommandation

2,0A la rigueurA la rigueur

Thème

Quatre femmes d'âge mûr, anonymes, comme on en voit beaucoup, mais qui ont décidé d'être elles-mêmes, de dire tout ce qui leur passe par la tête, d'être libres, et que l'on retrouve à travers toute une série d'étapes, le long d'une année.

Points forts

1 Il y a un ton, une liberté de parole qui bousculent les habitudes, le bon genre et rendent sympathiques, prises une par une,ces femmes qui ont décidé de s'assumer telles qu'elles sont, quitte à s'exprimer parfois de façon très crue.

2 Il y a une vérité sociologique dans cette manière qu'elles ont de se défouler les unes sur les autres, de multiplier les vannes entre elles, même si elles sont ce qu'elles ont de plus proche dans la vie.
On rit de tout cela, mais c'est un rire souvent triste car ce qui domine, au fond, c'est la solitude de chacune d'elles.

3 Le choix du porte à faux psychologique est évidemment propice aux bons mots, qui constituent le principal soutien de la pièce.

4 Les quatre comédiennes s'en sortent bien. Celle qui est sans doute la mieux servie par son personnage, c'est Claire Nadeau, en homosexuelle rigoureuse, aussi directe que, parfois, très réaliste.

5 La mise en scène est très sobre. Et le décor en panneaux de vidéo mobile très astucieux.

Points faibles

1 Malheureusement, tout cela ressemble plus à une accumulation habile de sketchs qu'à une pièce de théâtre.

2 Il manque une trame qui impose un véritable rythme et suscite une attente.

3 Résultat: on suit, avec indulgence, en souriant souvent, en riant à l'occasion, mais sans être jamais, ou presque, vraiment pris...

En deux mots ...

Quand on veut faire oeuvre de création à partir de la banalité des vies, il faut beaucoup de talent pour transcender cette banalité. N'est pas qui veut le Beckett de "Fin de journée" ou le Pinter du "Gardien"...

Une phrase

- Une phrase:
         "Il y a pire que le Soldat Inconnu: sa femme..."

-Un échange:
        - " Je suis solide, vous savez!
        - Vous êtes juive, c'est normal!"

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