Irrésistible Offenbach

Les dernières années d’Offenbach
De
Bruno Drouart et Patrick Angonin
Scénographie : Olivier Prost
Costumes : Jean-Daniel Vuillermoz
Musique : Michel Winogradoff
Lumière : Jean-Marie Prouveze
Durée : 1h20
Mise en scène
Anne Bourgeois
Avec
Jean-Paul Farré, Héloïse Wagner, Alexie Ribes, Daniel-Jean Colloredo, Claudine Barjol, David Le Roch
Notre recommandation
5/5

Infos & réservation

Théâtre de Passy
95 rue de Passy
75016
Paris
01 82 28 56 40
Du 6 avril au 31 mai 2023, mercredi au samedi à 21h, dimanche à 16h

Thème

  • Cette pièce met en scène les dix dernières années d’Offenbach, entre 1869 et 1879, avec un sourire parfois grinçant, mais avec un entrain qui ne se dément pas. Il est directeur des Bouffes Parisiens, ce qui lui procure des soucis sans fin. 
  • Même si beaucoup de ses pièces ont été de grands succès, telles que La Vie parisienne, La Périchole, ou La Belle Hélène, il connait une période difficile où l’inspiration lui manque, les créanciers abondent, sa maîtresse et cantatrice volage, Hortense Schneider, le fascine et l’épuise, sa secrétaire l’aime en secret et lui dit ses quatre vérités, le régisseur du théâtre se montre odieux, son jeune ami admirateur de Napoléon III, l’énerve. Mais il épousera la jeune cantatrice, sortie du couvent, qui prend rapidement de l’assurance et devient l’actrice vedette qui sauve Offenbach de la ruine et du désespoir. 
  • Toutes ces péripéties se déroulent dans une atmosphère de fin de Second Empire, qui voit Offenbach vieillir et rêver à sa dernière œuvre, Les Contes d’Hoffmann, qui sortiront après sa mort.

Points forts

  • Le texte est remarquable : Il fait revivre cette période de la fin du Second Empire et du début de la Troisième République. 
  • Le personnage d’Offenbach est magnifiquement rendu, avec son charme et ses contradictions. L’acteur rend toutes ses nuances, il est à la fois attachant et exaspérant.
    Celui d’Hortense Schneider est haut en couleurs, elle est la diva célèbre, égoïste, charmeuse, tout à l’opposé de la jeune première, à la fois pure et pleine de ruse et d’entrain. Les autres personnages, la secrétaire, le régisseur et le fidèle ami sont tous très typés et bien campés par des acteurs de talent.
  • Le rythme de la pièce est remarquable : les rebondissements se succèdent, les moments tristes sont vite remplacés par des phases de gaieté et d’enthousiasme.
  • Les airs connus et moins connus d’Offenbach apparaissent à divers moments, et constituent un festival à la fin.
  • Les costumes sont adaptés à chaque personnage et reflètent le caractère de celui qui les porte.
  • Le décor est simple, mais il permet de concentrer l’attention sur les personnages.

Quelques réserves

  • Peu de réserves dans cet excellent spectacle, qui convient aux spectateurs de tous âges, qu’ils connaissent Offenbach ou non.
  • Le fil conducteur, qui se perd un peu parfois, est vite rattrapé par l’arrivée d’un nouveau personnage ou d’un nouveau morceau de musique.

Encore un mot...

C’est une fête de chants, de danses et de musiques, donnée par Offenbach, où alternent joies et tristesses, comme dans la vie.

Une phrase

« Voici les Rois de la Grèce !
Il faut que le choeur s'empresse
De les nommer par leur nom...
Ça ! Peuple, faisons silence,
[…]
[Ajax & Choeur]
Ces rois remplis de vaillance,...
C'est les deux Ajax...
Etalant avec jactance....
Leur double thorax... »

Offenbach,  La Belle Hélène, Acte I (marche et couplet des rois)

L'auteur

  • Bruno Druart né en 1954, est auteur, scénariste et dialoguiste. Il a écrit plus de 40 comédies, créées en France et à l’étranger, dans tous les styles. 
  • Patrick Angonin a l’habitude d’écrire avec Bruno Druart et ils ont créé de nombreux spectacles ensemble.

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