La Fleur à la bouche

De
Luigi Pirandello
sur une proposition de Michel Favory
Mise en scène
et scénographie de Louis Arene
Recommandation

C'est le premier "En priorité" section THEATRE depuis la création de CULTURE TOPS; C'est dire...
 

Notre recommandation
5/5

Infos & réservation

Studio-Théâtre
01 44 58 98 58
Jusqu'au 3 novembre. Du mercredi au dimanche, à 18H30.
Lu / Vu par

Thème

Conscient du fait que Pirandello et Lampedusa, tous deux siciliens, avaient des points communs de démarches et de préoccupations-entre autres, l'importance attachée au thème de la mort-, Michel Favory a eu l'idée d'un spectacle enchassant, entre deux lectures de textes du "GUEPARD"-le Bal et l'agonie du Prince- , une toute petite pièce en un acte, de Pirandello, elle aussi l'occasion d'une méditation sur la vie et la mort, à travers la rencontre de deux hommes, la nuit dans un café.

Points forts

  • On retrouve, ici, tout ce qui fait l'originalité et la force de l'univers de Pirandello: cette spectographie de l'infinitésimal dans nos aspirations et nos comportements; la complexité et la dualité des êtres ; la nécessité, souvent, de faire appel à l'imagination pour dépasser ce que l'existence peut avoir de douloureusement anodin, sous la menace de la mort.
  • Mais c'est surtout Lampedusa qui sort grandi de l'opération: on découvre, avec éclat, la grandeur du texte du "GUEPARD", un peu écrasé dans nos souvenirs par la beauté majestueuse du film de Visconti. Le génie d'un écrivain au style admirablement limpide. L' aisance avec laquelle il se promène dans les méandres de la psychologie et de l'histoire. Seul, à mon sens, Chateaubriand a aussi bien parlé que lui du destin de l'aristocratie.
  • Michel Favoy est exceptionnel de dignité et de bouillonnement intérieur. On frissonne quand on l'entend dire: "Ne pensez pas à moi !".
  • Comme souvent à la Comédie-Française, la scénographie est admirable. En particulier, les lumières. On n'oublie pas la dernière image, pathétique, d'un masque laissé sur une table de bistro.

Quelques réserves

Je n'en vois pas...

Encore un mot...

Les italiens auront donc été les maîtres d'excellence de cette rentrée théâtrale; avec, outre ce Pirandello: un excellent "LA LOCONDERIA", de Goldoni, au théâtre de l'Atelier; la reprise, à la Comédie-française, d'un autre Goldoni, "LE THEATRE DE LA VILLEGIATURE", qui fut, à mon sens, le meilleur spectacle de la saison 2012-2013; et le très attachant "HOMME ET GALANT HOMME", de EDUARDO DE FILIPPO", au Théâtre 14.

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