LE SYSTEME RIBADIER

Nous avons déjà publié une chronique sur cette pièce mais privilégions la diversité des points de vue de nos chroniqueurs. Nous vous livrons donc cette nouvelle chronique, avec un éclairage différent
De
Georges Feydeau
Durée : 1h50
Mise en scène
Ladislas Chollat
Avec
Partrick Chesnay, Isabelle Gélinas, Nicolas Vaude, Benoît Tachoires, Emmanuel Vérité, Esla Rosenknop
Notre recommandation
5/5

Infos & réservation

Théâtre de la Michodière
4 bis, rue de la Michodière
75002
Paris
01.47.42.95.22
Jusqu'au 2 janvier, du mercredi au vendredi à 20h, le samedi à 16h et 20h, le dimanche à 15h30

Thème

Difficile d’être le deuxième époux d’une veuve comme Adèle qui a compris que son premier mari la trompait sans vergogne. Ribadier invente donc un système pour « endormir » sa femme et pouvoir ainsi sortir discrètement. Mais l’arrivée de Thommereux, amoureux fou d’Adèle et revenu soudainement d’un long séjour à Batavia, va tout perturber.

Points forts

Ladislas Chollat, tout en conservant l’époque de la pièce, la modernise, sans jamais tromper l’auteur, en dirigeant avec vivacité un trio d’acteurs virtuoses.

Nicolas Vaude, campe un Ribadier virevoltant et charmeur, persuadé du succès de son système.

Isabelle Gélinas en épouse vindicative sait se faire enjôleuse, et devenir une séductrice endiablée.

Patrick Chesnay, est inénarrable en amoureux transi, pris entre son désir et sa raison.

Le décor invenitf d’Emmanuel Charles devient le partenaire du jeu des acteurs.

Quelques réserves

Je n’en n’ai aucune.

Encore un mot...

Le génie comique de Feydeau fonctionne parfaitement dans le rythme fou que propose cette version très efficace. Le trio d’acteur est irrésistible et le public entraîné dans une telle maestria, rit de bon coeur.

Une phrase

Ribadier : Je ne trompe pas sa surveillance, je l’endors, sa surveillance...

L'auteur

Georges Feydeau (1862-1921) Encouragé par Eugène Labiche, il connaît le succès à 25ans..Il écrit ses plus grandes réussites de 1892 à 1912 au rythme effréné d'une pièce par an.  S'il domine le théâtre de Boulevard de la fin du XIXe siècle, son sens du quiproquo et sa façon de transformer une situation banale en délire, ont démontré qu'il annonçait le théâtre burlesque et l’univers absurde.

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