M'sieur Rimbaud

De
Nina Guazzini
Mise en scène
Nina Guazzini
Avec
Marion Brossard, Nathan Métral, Daniel Hederich, Timothée Boëda Binant
Notre recommandation
2/5

Infos & réservation

La Folie Théâtre
6 rue de la Folie Méricourt
75011
Paris
01 43 55 14 80
ATTENTION: dernière représentation, le 10 mai
Lu / Vu par Culture-Tops

Thème

Il s’agit de la réincarnation, après un accident mortel, de Nina! Prise en mains par des anges machiavéliques, La Divine et La Fameuse, son âme aura bien du mal à retrouver celle d’Arthur qui, un siècle et demi plus tôt, lui a dédié un poème (Les réparties de Nina). Qu’a-t-elle représenté dans sa vie ? On ne le saura pas, mais la quête est là sous nos yeux…

Points forts

1 Pour moi, les deux plus beaux passages sont ceux où Nina retrouve de façon fugace l’âme et le corps d’Arthur Rimbaud. Il y a de la grâce, de la beauté, de la sensualité, de l’émotion, de l’attente… 2 Et pour les accompagner, une très jolie musique, et une chorégraphie intéressante. 3 Le couple formé par Marion Brossard (Nina) et le séduisant et énigmatique Nathan Métral (Arthur) fonctionne bien. Dans l’ensemble, les comédiens se donnent, certains dans des rôles pas très faciles, ni très gratifiants (Les anges…). 3 La mise en scène est créative. Le péché est partout. L’ambiance est glauque à souhait ! Les deux anges sont le vice personnalisé dont Nina va essayer de s’extraire pour parvenir à ses fins.

Quelques réserves

1 On met un temps certain à rentrer dans l’intrigue et le premier quart d’heure inquiète un peu! C’est le moment où l’on doit comprendre qu’il s’agit d’une fiction intemporelle, qu’on est dans le non-temps, et qu’on est en présence d’âmes… On n’est pas encore avec M’sieur Rimbaud ! 2 Et d'ailleurs, Arthur Rimbaud ne transparaît pas beaucoup à travers ce conte, à part dans la 1è danse, avec Nina, où on lui devine un côté inquiétant, énigmatique. Rien de sa vie itinérante, peu de sa vie de poète -qui en fait a été très courte-, pas grand-chose de sa vie affective à part l’évocation de sa relation avec Verlaine dont il se défend, et une insinuation à travers un baiser de ces deux anges qui manifestement, ont un sexe, et sont des hommes…

Encore un mot...

C’est un spectacle à deux vitesses. Il y a le conte volontairement un peu hideux, costumes, maquillage, décor, dans lequel j’ai eu personnellement un peu de mal à entrer et il y a cette histoire romanesque, assortie de beaux moments artistiques, sensuels, qui m’ont vraiment émue.

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A double tranchant.

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