Relationshit

Travail, famille et entreprise, du cruel au toxique
De
Antoine Sentis
Durée : 1h15
Mise en scène
Antoine Sentis
Avec
Antonin Dobrowolska, Jean-Charles Deval, Martin Pommier, Quitterie Arnaud et en alternance, Ambre Rochard, Héléna Sadowy
Notre recommandation
4/5

Infos & réservation

Studio Hébertot
78 bis boulevard des Batignolles
75017
Paris
01.42.93.13.04
Jusqu’au 05 décembre 2026. Jeudi, vendredi et samedi à 21 heures

Thème

  • Dans l’open-space idyllique d’une start-up, les relations, qui s’affichent comme bienveillantes, se tendent lorsque se profile la faillite. Chacun se trouve pris, dès lors, dans les affres de la trahison, de la peur et des intrigues.  

  • Au cœur de la crise, deux frères évoluent dans l’ombre du père. Le charismatique patron Alex, qui manie à merveille le langage creux, se met naturellement en avant. Enfermé dans le ressentiment, Aymeric, l’aîné, maîtrise les données techniques et travaille dans l’ombre... bienvenue dans un infernal « monde meilleur. »

Points forts

  • Un scénario ciselé et plein d’humour, porté par des comédiens au jeu dynamique et juste, dresse le procès des bons sentiments affichés par l’entreprise

  • Une mise en scène efficace et simple, ponctuée par des intermèdes musicaux qui soulignent les difficultés de la communication.

  • Les tensions entre les personnages apparaissent au fil d’une intrigue qui fissure progressivement le tableau.

Quelques réserves

  • Aucune .

Encore un mot...

  • A l’image de la société, l’entreprise se présente comme un microcosme des relations entre individus dominés par leurs pulsions. Derrière les slogans généraux se tissent des rapports de force dont la cruauté ne décline jamais, épuisant les ressources vitales des uns et des autres. Pouvoirs, jalousies et manipulations constituent l’ordinaire où seuls survivent ceux qui n’ont aucun frein ni scrupule.

  • Dès que le regard théâtral se pose sur ce monde sans pitié, les absurdités, contradictions et mensonges se révèlent dans toute leur cinglante clarté. 

Une phrase

  • « J’ai passé plus de dix ans dans le secteur de la tech, au cœur d’organisations qui célèbrent la confiance, la transparence et l’intelligence collective. J’ai vu les luttes de territoire, les silences, la peur de perdre sa place et la violence dissimulée derrière la peur du conflit, un langage parfaitement maîtrisé ou volontairement flou. J’ai choisi d’en faire une comédie contemporaine et féroce. […]  Pas de gentils, pas de méchants, tous les personnages cherchent à protéger quelque Chose. Le spectateur reconnaît d’abord ses collègues, ses dirigeants, les absurdités de son quotidien. Puis le rire se déplace. Ce qu’il attribuait aux autres commence à lui ressembler. La comédie ouvre alors une brèche vers quelque chose de plus intime. La mise en scène refuse le réalisme plat de l’open-space. L’espace de travail devient progressivement une cage. Les acteurs ne jouent pas des caricatures, mais des êtres qui luttent réellement pour leur survie, leur place, l'idée qu'ils se font de leur identité. Car derrière la satire du travail demeure une question qui nous concerne tous : que reste-t-il de nos relations lorsque notre place est menacée ? » 
    Extrait de la note d’intention d’Antoine Sentis)

L'auteur

  • Avant de se consacrer au théâtre, Antoine Sentis a occupé le poste de Directeur Marketing et Communication de 2017 à 2021. À la tête d’une équipe de 50 collaborateurs, il a ​​piloté la transformation digitale et organisationnelle d’un éditeur de logiciel. 

  • Parallèlement à ses activités artistiques, Antoine est coach, formateur et enseignant. Il accompagne des dirigeants dans leur prise de parole, enseigne la ​ stratégie et la communication dans des écoles de commerce, et soutient ​ des entrepreneurs dans leurs projets.

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