Tout ce que peut l’amour
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Thème
La pièce raconte le bouleversement d’une mère de famille confrontée à la maladie grave de son enfant, Soley (prononcée Soleil), puis à son décès à seulement onze mois...
À travers le choc de l’annonce, l’univers hospitalier et le quotidien qui s’y organise, le spectacle explore ce que l’amour parental - mais aussi la force du couple parental - peut ou ne peut plus porter lorsque les certitudes s’effondrent et lorsque l’indicible survient.
Points forts
Une écriture sobre et écrite au couteau.
Des comédiens qui vivent l’émotion et qui savent nous la transmettre
Un travail choral et musical enjoué, mis au service du récit pour donner de la joie et de vivacité malgré tout.
Quelques réserves
- Ce travail choral et musical apparaît parfois un peu “excessif“, au point d’entraver l’accès à l’émotion. Sans doute est-ce un choix assumé : maintenir le spectateur dans un espace de réflexion et de partage, sans céder au pathos. Ce qui fonctionne la plupart du temps.
Encore un mot...
Ce n’est pas une pièce vers laquelle on va spontanément : la maladie d’un enfant, et plus encore le deuil des parents, sont des réalités que l’on préfère souvent ne pas regarder en face. Et pourtant, ce drame traverse, de près ou de loin, chacune de nos familles et proches.
Le théâtre peut alors offrir un espace pour penser ce que l’on évite souvent de nommer. Et que certaines œuvres ne consolent pas, mais aident à comprendre — ce qui est parfois bien plus nécessaire.
L’émotion affleure donc, sans jamais être sollicitée de force. On nous invite à regarder, à comprendre, à ressentir. C’est finalement une ode à la vie.
Une phrase
« On continue. Même quand on ne sait plus très bien pourquoi. »
« À l’hôpital, le temps n’avance plus. Il s’étire, il résiste, il oblige à apprendre à vivre autrement. On vit intensément chaque petit moment, comme une grande joie. »
L'auteur
Chloé Duperrin, professeure d'histoire et de géographie, est l’autrice du livre (publié chez Michalon en 2022) dont cette pièce a été tirée. Elle signe ici un texte profondément humain, d’une grande justesse, qui aborde l’indicible avec précision. Son écriture privilégie l’émotion contenue à l’effet, aissant au théâtre le soin de faire résonner ce qui ne se dit pas toujours.
Chloé Duperrin a été membre du groupe "Parents-soignants face à l'éthique en pédiatrie" de l'Espace éthique Île-de-France (Institut Curie).
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