Valjean !

L’humanité d’un homme si malmené par la société
D’après Les Misérables de Victor Hugo
Adaptation de Christophe Delessart
Durée : 1 heure 15
Mise en scène
Elsa Saladin
Avec
Christophe Delessart
Notre recommandation
4/5

Infos & réservation

Théâtre Essaïon
6, rue Pierre au Lard
75004
Paris
01 42 78 46 42
Jusqu’au 25 juillet 2026 - jusqu’au 18 juin : mercredi et jeudi à 19 heures - du 3 au 25 juillet : vendredi et samedi à 19 heures

Thème

  • Nous traversons l’existence d’un homme, depuis sa tendre enfance dans un famille de province bien pauvre mais travailleuse, jusqu’aux tribulations dans la grande ville et aux injustices qui le mèneront au bagne pendant dix-neuf longues années. 

  • Nous suivons son retour de l’enfer, sa reconquête d’honorabilité avec son entreprise, son opulence et ses fonctions de maire, sa promesse faite à Fantine de sauver sa fille Cosette qu’il élèvera comme sa propre fille et ses ruses pour échapper aux filets du commissaire Jabert.

  • Et nous l’écoutons méditer sur la fin de sa vie, son bilan, à la lueur d’une chandelle vacillante.

Points forts

  • L’interprétation sans faille de ce comédien qui ne joue pas Jean Valjean, il est Jean Valjean. Sa faconde, sa stature, sa maîtrise parfaite du magnifique texte de Victor Hugo, sa ressemblance physique avec l’auteur nous font revivre cette histoire insensée de tant d’années de bagne pour le vol d’un quignon de pain. La distorsion criante de la sentence initiale de cinq ans pour un si petit larcin, typique de cette justice française du XIXe siècle aussi intraitable avec le peuple qu’indulgente envers les puissants, exacerbe son sentiment d’injustice.  Ses multiples tentatives d’évasion, toutes ratées, feront considérablement rallonger la durée de la peine. L’artiste s’empare du récit de l’auteur d’une belle voix grave, mélancolique, tonalité qui contraste avec ses envolées de colère contre l’injustice de la société et sa propre impuissance face à des jugements iniques.

  • L’histoire, chère à Victor Hugo, est mise en valeur par une mise en scène habile qui permet au comédien de manœuvrer les quelques changements de décor en souplesse, sans interférer à aucun moment sur son jeu.

  • Ce petit théâtre, intimiste, en sous-sol, dont les deux salles sont des superbes caves voûtées en pierre ancienne, se prête volontiers aux textes de cette époque.

Quelques réserves

  • Apportez une petite laine, car si la pierre forme un joli décor, il fait un peu frisquet dans la salle… 

Encore un mot...

  • Le comédien est un conteur-né. Il est l’incarnation parfaite du héros de Victor Hugo, à la fois majestueux et humble, grandiloquent et discret, au service du roman de l’auteur et il nous bouleverse par son humanité et sa résilience. 

  • Malgré tous ses tracas, ses revers et jusqu’au bout, il reste un homme bon, émouvant, aux qualités humaines indéniables. Valjean nous offre un très beau spectacle !

Une phrase

  • « Rien n’est stupide comme vaincre ; la vraie victoire est de convaincre. »

  • « L’orgueil est en nous comme la forteresse du mal. »

  • « La misère d’un enfant intéresse une mère, la misère d’un jeune homme intéresse une jeune fille, la misère d’un vieillard n’intéresse personne. »

  • « Mes amis, retenez ceci, il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs. »

L'auteur

  • Victor Hugo (Besançon, 1802 – Paris, 1885) est un talent précoce, qui obtient une mention au prix de poésie de l’Académie française à l’âge de quinze ans !

  • Hugo embrasse ensuite une carrière littéraire et publie son premier recueil, Odes en 1821. Il entre à l’Académie française en 1841. Engagé politiquement de plus en plus à gauche, il s’oppose au Second empire et s’exile à Jersey puis à Guernesey. 

  • Ecrivain engagé, il lutte pour l’abolition de la peine de mort, la liberté de la presse notamment.  Sa production littéraire est variée et prolifique : il publie des poèmes ( Les rayons et les ombres, 1840),  des pièces de théâtre (Ruy Blas, 1838) , des romans (Notre-Dame de Paris, 1832). 

  • C’est un fervent adepte du romantisme et ses plus grandes œuvres sont Hernani (1830), La légende des siècles (1850) et Les Misérables (1862). Meurtri par la mort accidentelle de sa jeune fille Léopoldine, il lui rend hommage dans Les Contemplations (1856).

  • Hugo meurt en 1885, et la IIIe République organise pour l’occasion des funérailles nationales auxquelles assistent des centaines de milliers de Parisiens.

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