Expositions

KIN

De Pieter Hugo

Infos & réservation

Fondation Henri Cartier-Bresson
2, impasse Lebouis
75014 Paris
http://www.henricartierbresson.org
Jusqu’au 26 avril: Du mardi au dimanchede 13h à 18h30 (Nocturne gratuite le mercredi De 18h30 à 20h30)
Publié le 27 fév . 2015

Recommandation

4,0ExcellentExcellent

Thème

« Regarder son pays avec un œil critique, c’est se regarder soi-même et regarder son prochain. C’est ressentir le poids de l’histoire et comprendre le rôle que chacun y joue… ».

Points forts

- Des images fortes et mélancoliques: à travers 40 grandes photos aux couleurs subtiles, « Kin » (les proches) est une exploration intime de l’Afrique du Sud. Pieter Hugo choisit des lieux et des sujets qui lui sont familiers. Sur fonds unis, on y voit de beaux portraits d’hommes et de femmes, noirs ou blancs, au regard intense et émouvant. Certains – parfois des noirs, parfois des blancs- inspirent de la pitié, d’autres paraissent riches, avec leurs beaux costumes. On voit aussi un portrait sans fioritures de sa femme enceinte ; de sa grand-mère, élégante, collier de perles autour du cou ; ou encore de la nourrice au regard las, qui a travaillé dans sa famille depuis trois générations. Lui-même est photographié, nu et tatoué, avec son petit bébé sur le ventre.

- Une société « arc en ciel » : Pieter Hugo montre que l’Afrique du Sud est un pays encore fragilisé. Les cicatrices de l’apartheid sont profondes. La photo d’un ghetto gris et surpeuplé côtoie une autre, montrant un quartier résidentiel aéré, avec piscines et verdure. On voit encore des intérieurs de maisons délabrées et des zones minières abandonnées.

Alternant espaces publics et privés, en se focalisant sur la disparité croissante entre riches et pauvres, et en montrant que la population blanche s’appauvrit alors qu’une bourgeoisie noire apparaît, « Kin » constitue une contribution de réponse à la question: comment trouver sa place dans un pays à l’histoire complexe, où le poids du passé pèse sur la vie collective et individuelle?

Points faibles

L’exposition ne propose qu’une quarantaine de photos. Le visiteur en aimerait encore plus…

En deux mots ...

Un portrait beau et mélancolique de la société sud-africaine, peint à travers les personnes que Pieter Hugo aime, les gens qu’il croise et les paysages qu’il voit. A travers ces photos, on découvre des cultures antagonistes et des inégalités sociales évidentes.

L'auteur

Né à Johannesburg en 1976, Pieter Hugo est un photographe blond qui, dans un premier temps, a travaillé comme photojournaliste, avant de s’orienter vers une photographie plus personnelle. Après le Rwanda, puis le Nigeria, voilà huit ans qu’il s’intéresse à l’Afrique du Sud, sa terre natale. Reconnu dans le monde entier, il a reçu de nombreux prix, comme le Prix « Découverte des Rencontres d’Arles » en 2008.

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