Expositions

HELENA RUBINSTEIN. La collection de Madame

Les arts du lointain mis à l’honneur par une femme d’affaires et collectionneuse…..

Infos & réservation

Musée du Quai Branly-Jacques Chirac
37, quai Branly
75007 Paris
Tél. : 01 56 61 71 72
http://www.quaibranly.fr
Jusqu’au 28 juin 2020

Lu / Vu par

Marie Wimez
Publié le 19 déc . 2019

Recommandation

3,0BonBon

Thème

Helena Rubinstein est à l’honneur cette année à Paris. Le MAHJ, musée d’art et d’histoire du judaïsme, présentait jusque fin août, l’exposition Helena Rubinstein. L’aventure de la beauté. C’est au tour  du Quai Branly de retracer le parcours de cette brillante entrepreneuse sous l’angle de la collectionneuse. Son rôle de pionnier dans la reconnaissance des arts africains et océaniens est mis en avant dans cette exposition. «Madame», comme elle aimait se faire appeler, en écho au «Mademoiselle» de Gabrielle Chanel a collectionné toute sa vie des œuvres en tout genre. L’art africain constitue sans conteste la part la plus avant-gardiste. C’est l’histoire de cette collection d’art qui nous est présentée alors qu’elle est aujourd’hui dispersée. Après une enquête très fouillée de 2 années, Hélène Joubert, la responsable de l’unité patrimoniale Afrique et commissaire de l’exposition a identifié, localisé la moitié des pièces de la collection (près de 400 œuvres). 65 d’entre elles nous sont présentées jusqu’au 28/08/20.

Points forts

*«Madame» avait l’œil pour acheter des pièces de qualité. Certaines sont devenues des icônes. Ainsi la présence de la fameuse reine camerounaise Bangwa immortalisée par Man Ray (1935) et la marionnette du Mali, Sogo bo.

*Helena Rubinstein est intéressée par les visages et fascinée par les masques. Ses choix sont singuliers. Ainsi les magnifiques figures funéraires de Côte d’Ivoire, les Mma des Agni. Mais aussi des masques Fang du Gabon, le masque-heaume Nontang et celui énigmatique de Côte d’Ivoire, Dan Ngere.

* La collection de Madame a été construite essentiellement à Paris. Elle montre son rôle de pionnier dans la reconnaissance des arts africains mais aussi son étonnante intuition. A une époque où l’on relève peu de femmes collectionneuses!

*Le travail colossal et rigoureux réalisé par H.Joubert constitue un véritable apport à l’histoire culturelle du XXe siècle.

Points faibles

*l’exposition est courte mais de nombreux objets sont des chefs-d ’œuvres. Profitez-en pour aller voir frapper le fer dans les salles voisines.

En deux mots ...

Helena Rubinstein, femme d’affaires moderne éprise de beauté n’avait pas d’autre but que de vivre parmi la beauté. Elle a su étendre son culte de la beauté au domaine des arts. «Beauty is Power» était son slogan.

L'auteur

Helena Rubinstein (1870-1965) était l’une des femmes les plus riches du monde entre 1900 et 1965.Née dans une famille modeste de Cracovie, elle ouvre son premier salon de beauté à Melbourne (1902), puis un second salon à Londres (1908). Son premier mari, un journaliste américain l’encourage à faire ses premiers pas vers le marché des «arts primitifs». Dès 1908, elle est initiée par son voisin, le sculpteur Jacob Epstein qui était à l’avant-garde des collectionneurs d’arts extra-occidentaux.

En 1912, ils s’installent à Paris avec leurs deux garçons. C’est vers 1915, qu’elle part à la conquête des Etats Unis sans jamais cesser les allers-retours avec l’Europe. En 1938, elle divorce et épouse un prince géorgien. Elle deviendra la première femme d’affaires du XXe siècle. Mais durant toute sa vie, elle collectionne tant les œuvres de ses contemporains que celles d’art extra européen.

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