Les roses de la nuit

Un bon polar qui transcende le genre et nous conduit en Islande
De
Arnaldur Indridason
Traducteur : Eric Boury -
Lecteur : Jean-Marc Delhausse -
Diffusion :
AUDIOLIB (août 2020) -
Durée : 7 heures 25 - 1CD MP3 ; 23, 90 € ; également téléchargeable et 5,99 € en ebook)
(Version brochée: Editions Métailié, 2019, 21 €, 256 pages).
Notre recommandation
3/5

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Lu / Vu par

Thème

L’Islande,  une île perdue au nord de l’Atlantique et une population de 364 000 habitants, a acquis une notoriété internationale dans le roman policier. Arnaldur Indridason, le plus connu de ses auteurs, avec les Roses de la Nuit, nous offre l’illustration de ce talent si particulier qui nous vient du Nord.

Tout commence dans un cimetière de la capitale, Reykjavik. Par une de ces nuits d’été qui ne voit jamais le soleil  se coucher, deux jeunes gens  sont  interrompus dans leurs  ébats car ils  aperçoivent une forme étrange sur une des tombes, ainsi qu’un homme qui quitte précipitamment les lieux.  C’est le corps nu d’une jeune femme morte que l’on découvrira.

Le commissaire Erlendur de la police criminelle et son adjoint seront chargés de l’affaire. Celle-ci, dès l’abord, s’annonce mystérieuse. Non seulement le cadavre a été trouvé dans un cimetière, mais c’est sur la tombe du  « Grand homme de la Nation », celui qui a arraché l’indépendance du pays qu’il  a été déposé. De plus, les enquêteurs ont du mal à identifier la victime. Ils finissent par obtenir quelques informations.  La morte se prénommait Birta. C’était une droguée, prostituée et passeuse occasionnelle. Elle était originaire des fjords de l’Ouest. Elle vivait dans une maison appartenant à un certain Herbert, personnage caricatural se prenant pour un cowboy,  dirigeant un trafic de drogue et des réseaux de prostitution. Herbert, qui a été interrogé, disparaît soudainement après avoir téléphoné à Kaltman, le promoteur des  nouveaux quartiers de la capitale. Un personnage très influent et immensément riche. Malgré les avancées avec l’apparition d’un carnet porteur de précieuses informations, l’enquête reste opaque et complexe. Pour une fois, les puissants  payeront-ils, ou un autre coupable devra-t-il  être recherché ? Autant de questionnements qui assaillent et désespèrent  le commissaire Erlendur d’autant que cette affaire touche directement sa famille…

Points forts

Se plonger dans les Roses de la Nuit, présente, pour utiliser un terme qui fait florès, plusieurs « bénéfices ».  Une intrigue superbement nouée, qui crée le suspense jusqu’à la dernière page.                Une atmosphère si différente de celle des romans policiers habituels. On prend le temps, tout reste humain. Enfin, on sent cette lassitude qui est celle du commissaire face à une crise culturelle avec l’américanisation des nouvelles générations, et une crise sociale qui amène la population des fjords à émigrer vers la capitale.

Quelques réserves

La précision du texte se traduit par l’utilisation d’un grand nombre de  patronymes et citer tous les noms des rues empruntées peut constituer pour les « auditeurs » un facteur de  lassitude.

Encore un mot...

Un roman policier qui transcende le genre en nous faisant partager la réalité d’un pays à découvrir : l’Islande.

L'auteur

Né à Reykjavik en 1961, Arnaldur Indridason, diplômé en Histoire, ancien journaliste, est écrivain mais également critique de films. Couronné de nombreux prix, il a publié une quinzaine de romans policiers dont la Trilogie des Ombres,  Ce que savait la nuit  (déjà commentés sur le site Culture Tops)  ainsi que des nouvelles,  La cité des jarres, La femme en vert, La voix, L’homme du lac. Il est considéré comme  un des plus grands auteurs de polars islandais, publiés dans une trentaine de pays et traduits en de nombreuses langues.

Le lecteur
Jean-Marc Delhausse est un acteur de théâtre et de cinéma belge spécialisé dans le doublage.  Il a joué dans de nombreuses pièces prestigieuses (Andromaque, Les Fourberies de Scapin,…) bien que le grand public français le connaisse mieux pour les nombreux dessins animés, principalement japonais, dans lesquels il a prêté sa voix. Il est lecteur pour Audiolib.

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