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Avoir un corps

Lu / Vu par

Véronique Louvier-Jaulin
Publié le 16 déc . 2013

Recommandation

4,0ExcellentExcellent

Thème

L’évolution de l’être à travers le corps - ou le contraire -, le cheminement d’une petite fille qui devient femme puis mère. 
Les ressentis surtout et sur tout, les liens entre la tête et ce corps qui parfois trahit, lâche, abandonne. Mais aussi l’amour qui le remplit et l’absence qui le vide. 
 

Points forts

  • Les études fines des «premières fois». Les premiers émois, les premières expériences, premières frustrations, premières détresses, les premières absences, premières souffrances, premiers déchirements. 
  • La description des sensations du corps, du désir, du chagrin, des peurs, des douleurs. Tout en légèreté. 
  • L’enfance avec les relations au père, à la mère et au petit frère imposé; l’adolescence et ses débordements, le désir, la séduction, la sexualité, le premier amour puis plus tard la maternité. 
  • La douleur physique de l’absence et le manque de l’autre qui suivent la mort sont restitués avec cette pudeur qui jalonne le livre.
     

Points faibles

  • Le compagnon de sa vie et père de son fils, jamais nommé mais seulement identifié comme «le garçon», garde une forme d’anonymat injustifié tout au long du livre. Même si....
  • Un enchainement de paragraphes courts qui n’ont aucun lien entre eux donnent parfois un rythme haché.
     

En deux mots ...

Nous partageons le passage du temps à travers le corps féminin, nous assistons aux erreurs de jeunesse, à la construction d’une vie au quotidien, à l’effondrement après la disparition de l’être aimé puis à la lente renaissance.
C’est bien vu, c’est sensible et saupoudré de touches d’humour. Et surtout pudique.
Avec ce dernier livre Brigitte Giraud revient dans la vie, celle d’après la perte de son compagnon, d’ un accident de moto. 
En grande partie autobiographique, le livre sonne d’autant plus juste.

L'auteur

Ancienne journaliste et libraire, Brigitte Giraud s’occupe aujourd’hui de la programmation du festival littéraire de Bron, près de Lyon.
Elle publie son premier livre en 1997, et obtient en 2007 le prix Goncourt de la nouvelle pour « L’amour est très surestimé».
 

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