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Ils ont perdu la raison

De Jean de Kervasdoué
Editions Robert Laffont

Lu / Vu par

Jean-Pierre Tirouflet
Publié le 01 avr . 2014

Recommandation

4,0ExcellentExcellent

D’une lecture salutaire !

Thème

Dans le climat de pessimisme profond dans lequel se débat la France, les contre-vérités scientifiques font loi dans l’opinion publique. Sous la pression d’Organisations Non Gouvernementales (ONG) qui ne représentent qu’elles mêmes, les gouvernements successifs prennent des décisions absurdes qui hypothèquent l’avenir (OGM , Gaz de schistes, nucléaire, diesel…). L’ouvrage corrige nombre d’idées reçues dans ces domaines et déplore que le socialisme qui rimait avec le progrès scientifique ait succombé à ces manipulations de l’opinion.

Points forts

1/Une stigmatisation, chiffres et expériences internationales à l’appui, des bêtises répandues par les média et gobées par l’opinion. Sur les OGM qui ne présentent pas de dangers particuliers, les moteurs diesel qui ne polluent plus, les pesticides qui sont essentiels à une agriculture productiviste sans présenter de risques pour la santé publique lorsqu’ils sont utilisés de manière professionnelle… , il rétablit la vérité scientifique.

2/Une réflexion sur le progrès qui n’en méconnait pas les risques, mais pointe les dangers pour la France de demeurer au bord du chemin de la croissance mondiale.

3/Une mise en cause du politique qui “ne sent plus légitime pour porter la voix de la raison “.

Points faibles

Paradoxalement, alors que l’auteur est un spécialiste de l’économie de la santé, le chapitre qui est consacré à ces questions est moins clair et percutant que les autres.

En deux mots ...

Nourri d’anecdotes, autant que de faits et de chiffres incontestables, ce livre offre à la fois une mine d’informations et d’analyses sur des sujets sur lesquels la désinformation est reine, et une lecture jubilatoire pour tous ceux qui ont conservé bon sens et cartésianisme.

L'auteur

Jean de KERVASDOUE, ingénieur du génie rural des eaux et des forêts, socialiste, directeur des hôpitaux après 1981, est aujourd’hui professeur au Conservatoire des Arts et Métiers. C’est à la fois un socialiste déçu et un scientifique révolté qui remet quelques pendules à l’heure.

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