Livres/BD/Mangas

Les Douze Enfants de Paris

De Tim Willocks
Editions Sonatine - 937 pages -
Tarifs : 24 €

Lu / Vu par

Isabelle de Larocque La Tour
Publié le 19 mai . 2014

Recommandation

3,0BonBon

Quand même...

Thème

Le 23 août 1572, la veille de la Saint Barthélémy, Mattias Tannhauser, Chevalier de Malte et ex janissaire, entre dans Paris où il vient chercher son épouse, enceinte, Carla, qui l’y a précédé pour jouer de la viole de gambe au mariage de Marguerite de Valois avec Henri de Navarre. Or, Mattias ignore où loge sa femme dans une ville surchauffée par la tentative d’assassinat contre l’amiral de Coligny. Commence alors une quête sanglante qui durera 36 heures dans une capitale où se déchaînent toutes les haines entre catholiques et protestants. Avant de retrouver Carla, impliquée dans une tortueuse machination, Mattias, fasciné lui-même par la violence et le sang,  affronte et abat nombre d’ennemis de tous bords, aidé dans sa tâche par des enfants perdus (Grégoire au bec de lièvre; Juste, dont Mattias a massacré la famille; Pascale, captivée par l’art de tuer; les Souris, prostituées jumelles de 10 ans; Hugon, le petit voleur…)  recueillis au fil des combats dans les venelles fangeuses et les Cours sordides d’un Paris en proie à la folie.

Points forts

Complexité des personnages à la fois attachants et repoussants, tendres et violents, à l’image de Grymonde, l’infant de Cocagne, chez qui la laideur repoussante et la force herculéenne s’allient à un courage indomptable et une fidélité sans failles.

·         Visions parallèles, masculines et féminines, des mêmes évènements, essentiellement incarnées par Mattias, plus tueur que chevalier, et Carla, mère extasiée et épouse amoureuse, qui pardonne sans juger, même lors de la tuerie inutile qui clôt la cavale infernale.

·         Description précise et documentée du vieux Paris, carte à l’appui.

Points faibles

     Roman bavard, trop long et mal maîtrisé.

·         Style relâché, sans doute desservi par la traduction.

·         Intrigue confuse : on ne saura pas pourquoi Le Tellier en veut tellement à Mattias et Carla, mais peut-être la clé se trouve-t-elle dans le tome 1.

·         Complaisance certaine pour le sordide, la laideur, la saleté et le scatologique.

En deux mots ...

Curieux amalgame de sensiblerie et de violence, ce roman de près de 1000 pages en atteindrait difficilement 200 si l’on en supprimait les descriptions de meurtres.

Willoks n’est pas Alexandre Dumas, même si les faits relatés se déroulent au moment du mariage de la reine Margot.

L'auteur

Tim Willocks, écrivain britannique né en 1957, est chirurgien, psychiatre, spécialiste en arts martiaux -il est ceinture noire de karaté-.et scénariste. Il est l’auteur de six romans,  dont « La Religion », premier tome de la trilogie mettant en scène Mattias Tannhauser. Le tome trois n’est pas encore écrit.

Commentaires

Jean
Le 06 juil. 2014
à 14h52

Je crois que l'article a tout dit. Déçu, très déçu par le livre.

Karine
Le 27 aoû. 2014
à 22h22

Très décevant passė les premières scènes ultra violentes car 500 pages ne sont que des redites de ces premières scènes. Ça devient vite lassant voire barbant

Guillaume
Le 08 oct. 2016
à 20h40

Bouquin qui se lit à toute vitesse tant il est prenant !!!!

J'avais adoré "La Religion", le tome 1 que je recommande vivement et dont l'intrigue est plus interessante que "Les 12 enfants de Paris"

Les scènes d'action et de violence sont très bien décrites, on vit l'action.

Si vous aimez le sang, les combats à l'épée, à la main, au couteau, à l'arbalette, allez y vous serez servi.

C'est tellement kiffant de le voir cogner les traitres, les escrocs les voyous !!!

Bravo à Tim

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