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Les Vainqueurs: Comment la France a gagné la Grande Guerre

1918: Oui, question armement, nous étions les plus forts
De Michel Goya
Editions Tallandier - 345 pages

Lu / Vu par

Anne Jouffroy
Publié le 18 oct . 2018

Recommandation

3,0ExcellentExcellent

Thème

L'année 1918 et l'armée française, principal artisan de la victoire.

Michel Goya décrit par le menu les stratégies et les batailles, pour réhabiliter l'armée française, qui est la grande oubliée dans l'historiographie récente sur l'année 18.

Certes on évoque souvent les batailles de Verdun (1916) et du Chemin des Dames (1917), mais celles de Picardie et de la Marne en 1918 sont passées au deuxième plan.

Pourquoi ce silence ? Deux raisons l'expliquent.

Primo, en France, hors des cercles militaires nous n'avons pas une tradition importante de l'histoire militaire, des descriptions des combats.

Et ceci contrairement à la tradition anglo-saxonne.

Les Britanniques parlent beaucoup de leurs «  100 JOURS » (leurs 100 derniers jours de la guerre ) qui ont contribué à la victoire.

Les Américains font de même, jusqu'à estimer parfois que ce sont eux qui ont remporté la victoire . Alors qu'en vérité l'armée américaine était en grande partie équipée de matériels français.

Secundo, le défaite de 1940 a un peu effacé les vainqueurs de 1918.

Pour conjurer cette injustice, Michel Goya analyse avec précision la contribution réelle des Forces françaises dans la victoire.

La France est à la pointe de la  révolution de l'armement opérée pendant les 4 ans de guerre. On invente pratiquement tout des techniques de la guerre moderne. Bien sûr, il y aura des améliorations plus tard, mais les principes sont là, en 1918.

Michel Goya n'évoque pas seulement les Forces françaises, il présente aussi celles des Alliés et de l'Allemagne.

Il termine en expliquant le processus qui a conduit l'armée française de la gloire au déclin, dans les années qui ont suivi la 

Points forts

  • Le style clair et vivant.
  • Les cartes, la bibliographie.
  • L'étude des transformations de l'art opératif en France et en Allemagne, qui évolue de 1914 à 1918.
  • Les présentations des chefs des armées français (Philippe Pétain et Ferdinand Foch) et allemands.
  • Le rappel du plan audacieux et victorieux de Franchet d'Espèrey dans les Balkans.

Points faibles

Je n'en vois aucun.

En deux mots ...

Un livre qui tombe à point nommé pour fêter le centenaire du 11 Novembre !

Un extrait

«L'observateur attentif du défilé [du 14 juillet ] de 1919 aura pu remarquer aussi que les contingents alliés sont souvent équipés du même armement que les Français, ce qui est logique puisque c'est la France qui le leur a fourni. L'arsenal des nations, qui équipe les armées belge, serbe, grecque, roumaine et surtout américaine, ce ne sont pas les Etats-Unis comme vingt ans plus tard, c'est alors la France. »

L'auteur

Ancien officier des Troupes de marines et docteur en histoire contemporaine, le colonel Michel Goya est l'auteur de L'Invention de la guerre moderne et de Sous le feu. La mort comme hypothèse de travail.

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