Dracula

Une parodie queer sanglant intérêt
De
Gordon Greenberg et Steve Rosen
Durée : 1h20
Mise en scène
Gaspard Legendre
Avec
Caroline Aïn, Robin Ganacheau, Cyril Guillou, Naig Ledaim—Olivier, Aurélien Mallard, Valentin Nerdenne
Notre recommandation
2/5

Infos & réservation

Apollo Théâtre
18, rue du Faubourg du Temple
75011
Paris
01 43 38 23 26
Du 21 septembre au 7 décembre 2026. Les dimanches à 21h30, lundis à 19h30 et mardis à 21h

Thème

  • Qui ne connaît l’histoire et la figure du sinistre comte, inventées par Bram Stoker, grande figure du “roman gothique“ britannique, au même titre que le Frankenstein de Marie Shelley ?

  • Il est ici passé à la moulinette du rire, via une parodie qui nous montre un vampire sexuellement ambivalent, poursuivi au fil de ses frasques par une équipe de branquignols patentés.

Points forts

  • La troupe joyeuse, six comédien-ne-s pour 18 rôles, fait ce qu’elle peut avec et dans cette double parodie (de Dracula et du RHPS).

  • Quelques trouvailles surnagent, comme le voyage en calèche du jeune avoué Jonathan Harker dans les Carpathes, direction les incisives du comte Dracula.

Quelques réserves

  • Pour celles ou ceux qui n’ont pas vu le Rocky Horror Picture Show (pièce puis film culte après sa sortie en 1975), ce Dracula pourra à la limite donner le change. Les autres resteront très largement sur leur faim : les emprunts (personnages, rôles, situations, voire costumes) sautent aux yeux dès l’avant-spectacle, avec une troupe dépenaillée rappelant celle où dansaient les Ramones et Meat Loaf en tenue punk-rock pour accueillir les jeunes époux Brad et Janet dans le château de Frank n’Furter.

  • Comme il ne s’agit plus ici de « clin d’œil », mais de pillage en bonne et due forme, il faut être sacrément outillé pour que la copie atteigne, voire dépasse l’original. Or c’est loin d’être le cas ici : la fantaisie, le comique et l’inattendu (pour ne citer qu’eux) ne sont pas au rendez-vous, les comédien-ne-s sont aux antipodes du magnétisme d’un Tim Curry, d’un Richard O’Brien, pour ne rien dire d’une Susan Sarandon, l’intrigue relevant plus d’une resucée peu imaginative que du clin d’œil malicieux.

Encore un mot...

  • Un vampire mi-Dracula mi-Frank n’Furter, dont la morsure ne laissera pas grande trace dans l’histoire très riche des adaptations du roman de Bram Stoker. 

Une phrase

  • Dracula [évoquant l’une de ses victimes] : « Sa mort n’aura pas été veine… »

L'auteur

Gordon Greenberg est un metteur en scène, auteur et adaptateur américain, dont les mises en scène ont été données à Broadway comme dans le West end. Il travaille aussi bien sur des comédies que sur l’adaptation comique et musicale de classiques.

Steve Rosen quant à lui, est un auteur, comédien et scénariste américain, qui s’est fait une réputation dans la comédie et le théâtre musical.

Ajouter un commentaire

Votre adresse email est uniquement visible par Culture-Tops pour vous répondre en privé si vous le souhaitez.

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et les adresses courriel se transforment en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Toujours à l'affiche

Opéra Ballets Musique
Top Hat
De
Irving Berlin
Opéra Ballets Musique
Afanador
De
Ballet Nacional de España