Le Festin de pierre
Parution en mars 2026
176 pages
20 €
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Thème
Le Festin de pierres est un ensemble de 7 nouvelles autour du thème de la vie en montagne, de ses beautés, de sa rudesse, de sa violence. Ces récits parcourent les époques, des souvenirs d'enfance de Jean-Marc Rochette - qui a grandi entre Grenoble et la vallée du Vénéon dans le massif des Écrins -, et les événements qui ont fracturé son paysage depuis des siècles.
Points forts
7 récits, dont le premier est autobiographique, et mêle la beauté intemporelle de la montagne, sa violence incontrôlable, le souvenir du père, figure tutélaire, et le dernier, un récit de science-fiction où la vie sauvage reprend ses droits sur un manteau de neige et une renarde qui s'apprête à donner vie. Entre les deux, le passé et ses destins au gré des saisons, les hommes au gré de leurs rancœurs, et un plus long récit décliné en 7 jours, démarrant un 14 septembre 1219, 5 jours avant que ne se produise … Je ne vous en dirai pas plus !
Quelques réserves
Aucune réserve.
Encore un mot...
L'écriture de Jean Marc Rochette est simple, évoquant avec une belle sobriété les beautés et les forces de la montagne, la folie dérisoire des hommes devant l'imprévisibilité de la nature. Le Festin de pierre est un hommage autant qu'un tribut de l'auteur à cette montagne qui a façonné ses rêves et corseté sa vie - un destin de guide remis en cause par un grave accident. Montagne fascinante et appétit dérisoire des hommes, qui jamais ne pourront la dompter. Un récit en 7 éclats de pierres, à lire au cœur de l'été pour associer fascination et humilité !
Une phrase
" Je ne me posais pas de questions, quand j'avais quinze ans. Je n'allais pas en montagne pour chercher la beauté, une quelconque spiritualité. Prosaïquement, j'y allais parce qu'à Grenoble les autres gamins y allaient, et que ce genre d'engagement à la sortie de l'adolescence est courant. Prendre des risques en montagne peut s'assimiler à un ersatz d'épreuve initiatique, comme le saut du Gol au Vanuatu ou le Krypteia chez les Spartiates.
Chez les grimpeurs, il y a ceux qui arrivent à gérer la pratique et les autres. De l'ivresse occasionnelle à l'addiction la plus totale. L'invraisemblable El Capitán en free solo par Alex Honnold et la très hasardeuse Nuit du Lézard par Alain Robert sont deux exemples extrêmes: des humains qui se mettent sciemment en danger de mort sans que rien ne les y oblige, si ce n'est un irrépressible besoin. Une roulette russe dont ils pensent contrôler le mouvement aléatoire du barillet.
Ces deux champions ont une maîtrise complète de leur art et surtout une bonne étoile qui les protège.
Beaucoup ont eu moins de chance.
Qu'est-ce qui pousse tant d'alpinistes à prendre de si grands risques? Le désir de célébrité? La volonté de sortir d'un anonymat qu'ils trouvent invivable grâce à l'exploit qui les rendra enfin visibles?" P.56
L'auteur
Jean Marc Rochette est peintre, sculpteur, auteur et dessinateur de bandes dessinées. Amoureux de la montagne, il en fait un thème privilégié de son travail d'artiste dont Le Loup, (2019), et Ailefroide, altitude 3954 (2018), sont deux témoignages récents. Ayant dû renoncer au métier de guide de haute montagne, il devient dessinateur. Il est, avec ses trois scénaristes, le dessinateur de l'étonnante série post apocalyptique, Le Transperceneige, publiée de 1984 à 2015, qui recevra le Prix Témoignage Chrétien du festival d'Angoulême en 1985. Il recevra le prix Ouest France Quai des bulles 2018 pour Ailefroide, une "grosse" bande dessinée qui raconte sa jeunesse et sa fascination pour l'alpinisme, incarnée par le projet d'ascension de ce massif réputé très difficile. Son roman graphique La Dernière Reine évoque l'histoire du dernier ours abattu dans le Vercors. Le Festin de pierre est son second roman.
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