Navillera

L’envol
De
Choe Gyeong-suk
Série coréenne - NETFLIX : 1 saison 12 x 70’ -
22 mars 2021
Avec
Song Kang, Park In-hwan, Hong Seung-hee, Kim Tae-hoon…
Notre recommandation
5/5

Infos & réservation

Thème

Conte initiatique dont le point de départ est l’apprentissage de la danse.

Ce « good feel movie » met face à face un jeune homme de 23 ans et un septuagénaire, ancien postier, décidé à vivre son rêve, trop longtemps relégué dans la rubrique de ses regrets.

C’est un double apprentissage que la série nous fait vivre, intéressant les 2 personnages principaux. Au fil des épisodes, nous allons les voir évoluer chacun dans leur propre construction et dévoiler leur richesse intérieure.

« Good feel movie » aussi car Shim Deok-chul (notre septuagénaire, interprété par Park In-hwan), tel un soleil va darder ses rayons, non seulement sur Lee Chae Rok (le jeune danseur interprété par Song Kang) mais aussi sur chaque protagoniste de l’histoire permettant à ce que chacun d’eux ainsi touché trouve en lui la Grâce qui va favoriser sa propre réalisation.

Points forts

- La très grande palette émotionnelle développée par Park In-hwan qui se combine à

la subtilité des sentiments habitant nos deux héros, entre autres…

- Une très grande force que l’on retrouve dans le cinéma coréen, déjà observé avec « Itaewon » et « Vagabonds » est que le temps n’est jamais bousculé. Ainsi les visages ont tout loisir de s’exprimer ; ce qui dans notre « occidentalité » serait considéré comme temps mort est ici encensé et permet la fluidité des sentiments décrits.

- Pour celles et ceux qui apprécient la danse classique, plus que la danse en elle-même, c’est de pouvoir se plonger dans l’apprentissage exigeant de cet art.

- Le thème du « Lac des cygnes » omniprésent nous y fait glisser d’autant plus facilement.

Quelques réserves

-La lenteur du rythme peut ne pas être toujours bien comprise ou simplement appréciée.

-La série n’est pas doublée en français, mais pour ceux que cela ne rebute pas, c’est un régal d’entendre cette langue aussi riche que la cuisine asiatique !

Encore un mot...

Nouvellement retraité, Park In-hwan mène une vie paisible jusqu’à ce que son chemin croise un studio de danse classique, et là, retour dans son enfance avec un souvenir qui n’a jamais cessé de l’habiter : celui d’un danseur prenant son envol sur la musique de TchaÏkovski.

Sa décision est alors prise : apprendre enfin la danse classique et pour cela il va s’imposer auprès d’un maître de danse. D’abord incrédule, ce dernier, devant tant de ténacité affichée, va demander à son élève, Lee Chae Rok, futur grand espoir de la danse mais qui doute de lui-même comme bon nombre d’artistes, d’initier Park à cet art ; en contrepartie de quoi, ce dernier doit coacher le jeune danseur. Improbable duo que nous avons là, à la manière d’un Don Quichotte et de son valet Sancho Panza ou de celui de « l’Emmerdeur » ou encore plus récent de celui « d’Intouchables ».

Duo qui va, néanmoins, nous ravir dans les différentes étapes de sa progression.

Puis soudain, coup de tonnerre au milieu de la série : littéralement « sonné » par la découverte qu’il vient de faire, Lee Chae Rok va amplifier son enseignement et inculquer alors à son élève l’idée que même si son cerveau peut oublier, son corps, lui, n’oubliera jamais ce qu’il aura appris.

Très grande force de la thématique qui va être le fil conducteur jusqu’à la fin de Navillera.

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