N’importe où hors du monde

Solitude des femmes
De
Sarah McKenna
Durée : 1 heure 15
Mise en scène
Djamel Saïbi
Avec
Emma Dubois
Notre recommandation
2/5

Infos & réservation

Théâtre Le Guichet Montparnasse
Informations pratiques : Théâtre Le Guichet Montparnasse 15, rue du Maine
75014
Paris
01 43 27 88 61
Du 14 décembre au 28 mars, jeudi à 19 heures

Thème

  • Pendant une longue nuit d’insomnie et de chaleur, une femme accablée par les tourments, s’interroge et revisite le passé, ses relations aux hommes, l’attente de nouvelles de son fils, dont on ne sait pas s’il est parti faire la guerre ou s’il a définitivement quitté la maison. 
  • On devine un pays d’Afrique du Nord, l’Algérie française, sans que ne soit explicitement mentionné de lieu. Les chansons populaires qui passent à la radio donnent quelques couleurs au temps. Dans un monologue avec son fils absent, des confidences jaillissent, qui pourraient être celles de toutes les femmes. 

Points forts

  • Un texte très écrit, poétique, joué par une comédienne seule en scène et qui évoque plusieurs personnages, dialogue avec elle-même dans une atmosphère impressionniste et intimiste.
  • Des questions existentielles et “universalisables“ sont posées dans une mise en scène sobre.

Quelques réserves

  • On peine à comprendre le motif de cette mise en scène sans éclat ni intrigue ni contexte précis.
  • Sans action, le déroulement est pesant et l’ennui s’installe. En effet, le monologue atteint ses limites quand il n’offre pas de place à d’autres points de vue que celui de la femme qui s’exprime, seule dans un village déserté par ses habitants.
  • Du coup, on se perd en conjectures concernant les protagonistes insuffisamment incarnés par leur évocation.

Encore un mot...

  • Le théâtre peut-il se saisir de questions hors temps ni lieu ? La guerre, le mariage, le couple, l’enfantement, l’instinct maternel (ou son absence), la séparation, l’incommunicabilité des sentiments, les relations mère-fils sont ici évoqués sans cadre ni conjoncture, tout en étant mis en scène dans l’espace clos d’une scène. 
  • Le paradoxe embarrassant de ce spectacle réside dans la confrontation entre l’éternelle actualité du propos et son détachement d’une réalité tangible, ce qui vient brouiller le message.

Une phrase

« On pense toujours qu’on peut éviter la guerre. »
« Quand commence la haine ? »
« La haine peut-elle naître de l’indifférence ? »

L'auteur

  • Après des études à l'université Sorbonne-nouvelle, Sarah McKenna publie de la poésie tout en écrivant pour le théâtre. Après la sortie du recueil Sous ma peau, elle participe au Marché de la poésie, et organise des rencontres littéraires dans le cadre notamment des Nuits de la Lecture ou du Printemps des poètes. 
  • Ses textes ont été publiés dans des revues telles que Lichen, ou encore Infusion. Elle a également participé au parcours artistique « Le Génie en liberté » aux côtés de la peintre Cléa Vignando en 2020. 
  • Au théâtre, Sarah McKenna a suivi les cours de Sol Espeche et Thomas Poitevin et a collaboré au spectacle de Nicolas Frize, Silencieusement. Elle vient de terminer l'adaptation du livre de Didier Eisack, J'ai arrêté Otto Abetz, en cours de création, et qui sera mis en scène par Marie-Caroline Morel.

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