Thêatre-Spectacles

Le cercle de Whitechapel

Un très agréable parfum de Conan Doyle et d'Agatha Christie
De Julien Lefebvre
Mise en scène : Jean Laurent Silvi
Avec Stéphanie Bassibey, Pierre-Arnaud Juin, Ludovic Laroche, Jérôme Paquatte et Nicolas Saint-Georges

Infos & réservation

Le Lucernaire
53 rue Notre Dame des Champs
75006 Paris
Tél. : 0145445734
http://www.lucernaire.fr
Jusqu'au 15 avril 2018

Lu / Vu par

Chantal de Saint Remy
Publié le 16 mar . 2018

Recommandation

4,0ExcellentExcellent

Thème

Whitechapel est un quartier de Londres qui, en 1888, a connu de nombreux meurtres de prostituées. La police n’avançant pas, et peut-être pour détourner l’attention, un cercle de personnes éminentes, ne se connaissant pas, se forme, à l’initiative d’un certain Sir Herbert Greville, afin d’élucider ce mystère.

Dans ce groupe, il y a Georges Bernard Shaw, dramaturge, Mary Lawson l’une des premières femmes médecin, Bram Stocker, directeur d’un illustre théâtre londonien, qui créera Dracula, et surtout Arthur Conan Doyle, jeune romancier… Il créera  le personnage de Sherlock Holmes.

Ils sont à la recherche de Jack L’éventreur !

Points forts

1- Dés l’entrée, on perçoit le lieu et l’époque où l’action se déroule. Une sorte d’atelier assez miteux dans une ruelle reculée de Londres. Caisses et vieilleries disparates meublent cet espace. Au mur et sur les journaux, quelques photos, ce sont les premières… Les costumes ne démentent pas, capes, tweed et cols de fourrures, chapeaux haut-de-forme, cannes à pommeau… Les gens sont chics. Nous sommes bien à Londres à la fin du 19è siècle.

2- Que viennent-ils faire-là ? C’est ce qu’ils se demandent jusqu’à ce qu’Herbert Greville, arrivé en dernier, le leur explique. Il veut qu’une enquête parallèle à celle de la police soit menée par ces personnes éminentes, avec leurs intelligences et leurs réseaux. Ils se partageront la tâche.

3- Chacun, tour à tour, se montre en coupable possible, échafaudant montages machiavéliques, brouillages de pistes… Bref, nous les spectateurs, sommes sûr que Jack l’éventreur se cache parmi eux; mais lequel est-ce?

4- La mise en scène est tonique. Nous passons un excellent moment à voir ces comédiens défendre leur cause avec le talent et l'humour qui sont les leurs et avec un plaisir tout à fait communicatif. Je n’en dirai pas plus pour ne pas déflorer cette intrigue policière…

Points faibles

Pas vraiment de faiblesse ! 

En deux mots ...

Le mythe de Jack l’éventreur n’est-il pas d’actualité? Certes, l’investigation, aujourd’hui, emploie des moyens beaucoup plus sophistiqués mais, non,  le monde n’a pas changé ; celui de l’élite intellectuelle et des arts et celui de la misère et de la prostitution sont toujours aussi présents dans des sociétés dites modernes et capitalistes, les uns abusant des autres. Et les actes monstrueux n’ont pas cessé. « Chaque époque a les montres qu’elle mérite». Ainsi s’exprime l’auteur…

Mais restons sur l’impression que l’on a en sortant de cette pièce: enfin une pièce policière, c'est rare, et une très bonne… Un très bon divertissement pour tous les âges. Ne pas hésiter à y aller en famille.

L'auteur

Julien Lefèbvre est un auteur qui fut formé pendant 2 ans au conservatoire libre du cinéma français. Il obtient une licence des arts du spectacle à la Sorbonne, met en scène "Le Crépuscule d’une étoile". Il écrit et adapte pour la télévision "Le Signe de l’ogre". Puis il écrit "Le Cercle de Whitechapel", en 2014. En parallèle, il est chargé de programmation TV pour plusieurs chaînes, TPS cinéma, TV5 Monde, Fox Kids.

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.