Cochons d’Inde
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Thème
Reprise d’une pièce à succès créée en 2008, Cochons d’Inde joue de l’ambiguïté entre communication et auto-enfermement. Alain Kraft, marchand de biens immobiliers qui, bien que d’origine modeste, a réussi entre dans son agence bancaire réclamer sa carte bloquée par le distributeur après un retrait d’espèces.
Il entre alors dans un univers insolite où les employés de la banque s’évertuent à ne pas le laisser partir sous prétexte que le CIF vient d’être racheté par la Bank of India et l’accusent d’avoir enfreint la loi en changeant « de caste »… s’enclenche alors un engrenage infernal…
Points forts
Un texte aux répliques ciselées et à l’humour grinçant qui pointe l’absurde des situations.
Des comédiens convaincants qui jouent des stéréotypes propres aux échanges administratifs.
Une mise en scène en forme de huis clos étouffant, qui rend l’atmosphère lourde et anxiogène.
La mécanique de l’enfermement se déclenche à travers des formulaires et des techniques d’investigation ordinaires.
Quelques réserves
- On peut regretter quelques longueurs ici ou là.
Encore un mot...
La déshumanisation des “relations clients“ tournent à l’absurde dans cette comédie où le tragique de l’injustice n’est jamais loin. Ainsi, lorsque le contact direct d’un usager de la banque ressemble point par point à celui qu’il aurait avec un répondeur automatique, un gouffre s’ouvre qui ressemble à l’enfer.
Le parti pris de l’humour consiste ici à pousser le trait jusqu’au point de non-retour.
Une phrase
« Je voudrais effectuer un retrait.
- Veuillez patienter […]
- Vous avez rempli un bordereau pour retirer la somme de 500 euros ? C’est ça ? Qu’est-ce que vous allez en faire ?
- Nous avons été rachetés par un groupe indien Bank of India. Votre argent est en Inde. Il est soumis aux lois indiennes. De quelle caste êtes-vous ? »
L'auteur
Comédien et auteur, Sébastien Thiéry dit de lui-même : « Je ne suis pas un grand auteur. Je suis un auteur gentillet qui écrit des bonnes situations ». Avec deux nominations aux Molières comme auteur francophone vivant - en 2009 pour Cochons d’Inde, et en 2010 pour Qui est Monsieur Schmitt ? - il fait coexister théâtre de l’absurde et comédie de boulevard. Formé au cours Florent, il intègre ensuite le Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Dès sa sortie, il écrit sa première pièce, Sans ascenseur, qui est jouée au Théâtre du Rond-Point.
Comédien, Sébastien Thiéry a officié sous la direction de Raymond Aquaviva, Thomas Le Douarec, Jean-Michel Ribes... Il est nommé pour le Molière du meilleur comédien dans un second rôle en 2009. Quelques années plus tard, sa pièce Le début de la fin est à l’affiche du Théâtre des Variétés, avec Richard Berry comme metteur en scène et interprète.
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