En direct du Festival off d'Avignon - samedi 25 juillet
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- L’amour après – Marceline Loridan-Ivens, Judith Perrignon
3 S
Mise en scène : Didier Bernard
Interprétation : Ann Gisel Glass
Du 3 au 25 juillet à 10h10, relâche les 8, 15, 22 juillet
Dans « L’amour après », Ann Gisel Glass joue Marceline Loridan-Ivens, la cinéaste, documentariste et écrivaine rescapée de la Shoah qui fut déportée en 1944 après son arrestation à Bollène près d’Avignon. À travers son récit sensible, son rapport à l’amour et au corps revenu de déportation, Marceline nous raconte la réconciliation de la femme et de la survivante, et les rencontres qui ont jalonnées sa vie, jouant avec les codes et les normes de son époque.
Le parcours d’une femme revenue de déportation qui à force de courage, d’appétit de la vie, de résilience et de combat a décidé de réconcilier la survivante privée de toute humanité avec une vie de femme libre. Ann Gisel Glass est formidable d’authenticité dans cette parole qu’elle a fait totalement sienne avec émotion. Un récit fort qui refait l’odyssée de son rapport à l’amour et aux hommes. Elle ne se plaint jamais, elle témoigne avec force de sa quête farouche de liberté, c’est émouvant.
4 coeurs
- Le silence de la mer – d’après Vercors
Collège de la salle
Musique d’après : Dvorak, Duparc, Bach, Schubert, Wagner
Mise en scène : Grégoire Béranger
Interprétation : Pernette Boutte - Laurent Chouteau - Denis Kracht-Noël - Damien Schulteiss
Les 5, 7, 9, 11, 13, 17, 19, 21, 23, 25 juillet à 12h
Hiver 1940, la France est défaite. Un vieil homme et sa nièce voient une partie de leur maison réquisitionnée pour héberger un officier allemand, et décident de faire comme s'il n'existait pas.
Dans ce chef d’œuvre de la littérature où seul (dans cette version-ci), le vieil homme va témoigner, vont lui répondre et l’accompagner trois musiciens (clarinette, violoncelle, marimba). L’humanisme est au cœur du sujet et le comédien fait vibrer le texte dans un dispositif subtil de lumière et de son qu’il s’écoute pour ainsi dire avec le cœur.
3 coeurs
- Chimères – Frédérique Voruz
Théâtre des Halles
Interprétation : S. Diénis Meulien - R. Jirkovsky - E. Maurel - F. Voruz - Y. Zavalnyouk
Du 4 au 25 juillet à 14h, relâche les 8, 15, 22 juillet
Stella et Neven n’arrivent pas à avoir d’enfant. Avoir, pouvoir être parent, c’est l’enfer que vont traverser nos deux protagonistes. Un parcours épuisant fait de doutes, de peurs, de remise en question.
Le traitement ici de ce sujet si sensible est illustré à la manière d’un conte où fée râleuse, médecins, praticiens seront de la partie autour de cette question essentielle et quasiment magique : « qu’est-ce qui fait que je veux à tout prix recrée la vie ? »
Entre récit intime, douloureux, amoureux et humour grinçant, les 5 interprètes nous entrainent magnifiquement dans le tourbillon de la conception. Un spectacle qui console, répare et apaise. L’écriture est un petit bijou d’intelligence et de délicatesse. A ne surtout pas manquer.
5 coeurs
- Garçon – Samuel Certenais, Noémie de Lattre
La Scala Provence
Mise en scène : Noémie de Lattre
Interprétation : Samuel Certenais
Du 4 au 25 juillet à 18h05, relâche les 6, 13, 20 juillet
Comment devenir un homme quand on ne veut pas ressembler à son père ? Comme tous mes copains je voulais rendre fier mon père. Alors j'ai tout fait pour lui ressembler et il a aimé. J'ai joué au foot et il a aimé, j'ai ramené des coupes et il a aimé, puis je me suis retrouvé en fauteuil roulant et il a eu honte. Alors quand j'ai réalisé que je voulais ressembler à ma mère j'ai préféré ne pas lui en parler. Je suis un jeune garçon hétéro et je ne me reconnais pas dans les modèles traditionnels, alors je fais quoi ?
Dans un récit sincère, ce jeune homme de 27 ans, à l’énergie extraordinaire nous raconte son parcours d’hétérosexuel à la masculinité libérée, décomplexée, faisant fi de toutes les injonctions toxiques auxquelles les garçons sont exposés dès leur plus jeune âge. Un récit fort, puissant qui s’explique ans une langue drue, franche et sans détours. Il serait félon de dévoiler l’itinéraire mais grâce à son discours bien des spectateurs se réconcilieront avec une libido brimée au nom d’une morale chatouilleuse, hypocrite, d’une imagerie toxique du « garçon »et seront soulagés de retrouver tous les questionnements qui les ont parfois enfermés dans des comportements stéréotypés et destructeurs. C’est avant tout cri joyeux, jubilatoire qui vous balaye l’âme et un hymne au respect de l’altérité. Merci pour ce spectacle vivifiant.
5 coeurs
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