En direct du Festival off d'Avignon - Vendredi 3 juillet
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- Une femme à la mer de Florence Arthaud – adaptation de Jean-Benoit Patricot
GÉMEAUX (THÉÂTRE DES) - Salle : Salle des Colonnes
Mise en scène : Stéphane Cottin
Interprétation : Nathalie Lucas
du 4 au 25 juillet, relâche les 8, 15, 22 juillet - 11h40 - Durée : 1h10
Octobre 2011. Alors qu’elle n’est même pas en course, Florence Arthaud fait une chute, aussi absurde que brutale, du bateau sur lequel elle navigue tranquillement en solitaire. Précipitée au milieu de la nuit dans une eau à douze degrés, à quinze milles marins de la côte la plus proche et sans aucun moyen de prévenir les secours, elle sait que ses chances d’en réchapper sont quasi-inexistantes.
Une figure iconique de la mer incarnée merveilleusement par Nathalie Lucas raconte sous la plume délicate et percutante de Jean-Benoît Patricot son récit d’immersion en pleine à la suite d’une chute malencontreuse lors d’une traversée. Dans une mise en scène, une scénographie et une création lumière d’une grande sensibilité, nous sommes emportés par un récit bouleversant d’une femme engloutie par un océan physique, de tourments et de réflexions.
Nathalie Lucas délivre ici une performance d’interprète éblouissante de justesse, de sensibilité et d’authenticité. Que nous nous intéressions ou non à la mer et la navigation nous sommes happés par ce spectacle ou la survie le dispute à une ode à l’océan. Nous sommes bien peu par rapport aux éléments et dans des temps où le respect d’un environnement n’arrive pas à se faire entendre, ce récit nous rappelle que nous sommes bien peu au regard de tout ce qui nous entoure. Une force de vie, une leçon de courage et une magnifique figure de femme vont vous emporter sur le flot de sensations haletantes et spectaculaire. « Les femmes et les enfants…et tous les festivaliers d’abord ». Ne la manquez pas !
5 cœurs
- Cessez d’être gentil, soyez vrai !... dans le couple – création collective de Camille Bardey - Ivan Calbérac - Guy Corneau - Danielle Proulx
GÉMEAUX (THÉÂTRE DES) - Salle des Colonnes
Mise en scène : Ivan Calbérac
Interprétation : Camille Bardery - Thomas d’Ansembourg - François Nambot
Du 4 au 25 juille, relâche les 8, 15, 22 juillet - 09h55. Durée : 1h25
Tout commence par un rendez-vous.
Céline et Arthur se contactent grâce à une application de rencontres, et débutent une vraie et belle histoire d’amour. Puis la routine s’installe avec son lot de frictions, malentendus, frustrations… et menace leur avenir commun. Un psy apparaît et va tenter de les aider à surmonter la plus grande épreuve qui soit pour un couple… Le quotidien !
Le psy et le public réussiront-ils à sauver cette belle histoire d’amour en danger ?
Une aventure jubilatoire, en live, en groupe et en rires.
Le couple dans tous ses états ! Tout ce que vous aimeriez comprendre sur la relation à deux va vous être révélée dans ce spectacle atypique qui tient à la fois de la conférence et de la comédie romantique. Difficile de ne pas voir la paille dans notre œil et la poutre dans celle de nos voisins.
Dans une adaptation du best-seller de Thomas d’Assembourg, Ivan Calberac imagine un couple-témoin attachant formé par la délicieuse Camille Bardery et le non moins séduisant François Nambot. Ils sont touchants, attachants, maladroits, irritants…ils nous rappellent tellement de nous … et des autres qu’on participe allègrement quand le public est sollicité à cette thérapie de groupe savamment improvisée. Une petite thérapie d’été avec le sourire, c’est ce que vous réserve ce spectacle rafraîchissant qui apaisera surement plus d’un amoureux en proie au doute et plus d’un couple au parcours semé d’embûches. Ajoutons à cela une jolie scénographie et vous aurez le cocktail d’une matinée réussie pour démarrer votre festival avec ce mantra « Aimer, c’est choisir »
3 cœurs
- Onde choc - François COUDER
ARTÉPHILE - Salle 1
Mise en scène : Francois Couder
Interprétation : Francois Couder - Yann Boyenval - Pierre Ficheux
Du 4 au 25 juillet - 14h00. Durée : 1h05
Février 1971, massif du Mont Blanc : deux alpinistes s'engagent dans la face nord des Grandes Jorasses, l'une des plus difficiles des Alpes. Et pour la première fois dans l’histoire de la RTF, deux animateurs radio retransmettent l’évènement en direct.
C’est un spectacle singulier qui vous attend à l’Artéphile avec cette immersion au sein d’un duo d’alpiniste à la conquête des Grandes Jorasses. Mi fiction, mi-théâtre documentaire le duo parfait que forme Yan Boyenval et Pierre Ficheux nous fait revivre le défi vertigineux de recordmen de l’extrême retransmis en direct à la Radio. L’ambition et la folie des hommes à travers les sports extrêmes et les exploits sportifs se heurtent à la nécessité d’information, de témoignage, du danger d’un voyeurisme, avec la fascination de l’exploit.
Des pentes abruptes d’une montagne hostile au confortable studio de radio où la fascination et l’impuissance face au réel se confrontent. Un spectacle exigeant et pétri d’hunaité.
L’intimité des deux héros est traitée avec une belle délicatesse dans sa direction de comédiens et la simplicité du dispositif scénique et sonore donne aux spectateurs toute sa place pour faire lui-même ses images. L’histoire d’une aventure humaine face à l’adversité de la nature toute puissante, une très belle histoire de fraternité.
3 cœurs
- Hitchcock et Mary Rose - Michael Sadler
16h20 1h20 - GÉMEAUX (THÉÂTRE DES) - Salle : Salle des Colonnes
Mise en scène : Christophe Lidon
Interprétation : Melanie Page - Marjorie Frantz – Eric Prat
du 4 au 25 juillet, relâche les 8, 15, 22 juillet
Alfred Hitchcock réunit la scénariste JP Allen et la comédienne vedette Tippi Hedren, juste avant le tournage de "Pas de printemps pour Marnie", pour leur faire découvrir un projet mystérieux : un scénario inspiré de l’histoire fantastique de Mary Rose, par l’auteur de Peter Pan.La lecture privée de ce scénario ouvre des portes sur la psyché tourmentée du maestro… Pourquoi a-t-il choisi cette œuvre ? Quel est le lien puissant qui le relie à Mary Rose ? Comment Tippi Hedren, sa star devenue la proie d’une libido inassouvie, va-t-elle réagir face à l’emprise d’Alfred ? Le duel va se jouer à fleurets non mouchetés.
Une histoire méconnue du cinéma américain sur un film réalisé par le maître du suspense.
L’histoire de l’emprise du monstre du cinéma sur une actrice fragile soumise au dictat d’une légende qui sut la première dénoncer ses abus. Ici trois interprètes formidables donnent vie à des personnages troubles dont la connivence n’est que de façade mais toute imprégnée d’enjeux personnels souvent peu avouables. Compromission, manipulation, révolte craquèlent le vernis d’un Hollywood au vernis clinquant. Le voile se lève sur l’image plus obscure d’un réalisateur à l’aura incontesté mais aux méthodes plus que contestables mais qui va vivre la plus grande humiliation de sa vie.
Dans le rôle du maître, Eric Prat est tout simplement prodigieux de machiavélisme sadique, usant tour à tour de perversité et d’humour, incarnant sans singer un Hitchcock plus vraie que nature, Marjorie Frantz est la parfaite incarnation d’une femme aussi ambitieuse que vigilante mais consciente des limites de son action et Mélanie Page donne à son rôle de Tippi Hedren, la fragilité et la force de celle qui sut incarner la première lanceuse d’alerte sur l’emprise abusive des réalisateurs sur les actrices.
Christophe Lidon signe ici une mise en scène créative, ludique et pleine de suspense, digne du maître du genre.
5 cœurs
- Le premier homme – d’après l’œuvre d’Albert Camus
PETIT LOUVRE (LE) (Van Gogh)
Mise en scène et adaptation : Patrick Roldez
Interprétation : David Seigneur
Du 3 au 25 juillet, relâche les 9, 16, 23 juillet - 21h05 - Durée : 1h15 -
Le dernier texte d'Albert Camus porté par David Seigneur. Sous les traits d’un personnage nommé Jacques Cormery, le Prix Nobel 1957 retrace l’enquête qu’il a menée sur les traces de son père mort à la bataille de la Marne. La quête individuelle finit par rencontrer une destinée collective. Un exceptionnel témoignage et du grain à moudre pour notre présent.
Un gros coup de cœur pour une œuvre méconnue et une interprétation magistrale de David Seigneur dans le personnage de Jacques Comery. Le spectacle est d’une densité impressionnante. La parfaite maîtrise de la langue, la délicatesse et la pudeur de ce grand corps à la voix puissante et au souffle qui vous emporte dès le début pour ne plus vous lâcher. On s’attache à cet homme qui tâche de remonter le temps pour aller à la rencontre de ce père mort à l’âge de 29 ans qu’il n’a pas connu et dont l’absence de souvenir le hante. Tout est là, les paysages, le souffle chaud de cette terre au-delà de la méditerranée qui charrie son lot de misère et de pauvreté mais où la bonté des cœurs et des âmes simples se contente de vivre plutôt que de se plaindre.
Un univers de résignation et de fol espoir quand un instituteur bouleverse le monde d’une famille vouée au sacrifice. Une figure paternelle – ce premier homme – qui est tout à la fois un mythe et une cicatrice au cœur. Une leçon de courage et d’amour filial. Un récit bouleversant de pudeur avec des mots d’homme fragile comme on en entend peu. Le destin fracassé d’un enfant courageux qui refuse l’oubli pour se fabriquer un souvenir avec les morceaux d’un puzzle épars dans la mémoire de ceux qui l’ont connu.
L’épopée d’un fils à la pointe du cœur dont Patrick Roldez a su tirer les plus belles émotions.
Un spectacle à ne surtout pas manquer.
5 cœurs
- Délivrez-nous - de Déborah Elmalek
Mise en scène : Gil Galliot
Interprétation : David Brécourt - Déborah Elmalek
Du 4 au 25 juillet, relâche les 9, 16 juillet - 19h50. Durée :1h15
1995 — Un incendie éclate aux abords d’un Mémorial de la Résistance et de la Déportation.
Sophie et Ludo se retrouvent enfermés, contraints de rester ensemble.
Deux héritiers. Deux histoires irréconciliables. Une nuit pour faire face.
« On ne naît pas coupable du passé». Voilà qui résume très clairement ce duo qu’interprètent David Brécourt et Déborah Elmalek. Un huis clos tendu, sensible dans une très belle scénographie, nous entraine dans les méandres de mémoires coupables d’héritages familiaux qui rongent nos protagonistes et qui, à la faveur d’un événement tragique, va briser leurs carapaces. L’occasion pour David Brécourt de nous offrir une fois de plus cette délicatesse et cette force de jeu qui nous surprend à chaque fois. Déborah Elmalek a su donner à ses révoltes la couleur subtile d’une âme déchirée, témoin collatéral d’un passé qu’elle n’a pas choisi. La mise en scène sobre de Gil Galliot accompagne en toute discrétion et précision le jeu de ses deux interprètes.
3 cœurs
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