100 ANS YVES ROBERT - INTÉGRALE RÉALISATEUR- 21 FILMS

Pour le centenaire de sa naissance, un coffret-hommage sans précédent à Yves Robert, l’un des réalisateurs les plus populaires du cinéma français…
DVD - Gaumont
21 films (dont 1 inédit) et un 22° disque de bonus.
Notre recommandation
5/5

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Thème

Entre 1954, année de sortie de son premier film (Les hommes ne pensent qu’à ça) et 1994, année de son dernier (Montparnasse-Pondichéry), Yves Robert tourna 21 films, qui tous, sans exception, firent les délices des spectateurs. Parce que tous célébraient la camaraderie, la convivialité, l’enfance, l’amour et la vie. Parce que tous témoignaient de son espièglerie et de son goût pour l’anarchie joyeuse. Parce qu’à l’instar de ceux de Gérard Oury, tous attestaient de son amour pour un cinéma populaire bien fait, c’est-à-dire drôle, précis, inventif, fraternel et de qualité.

Pour le centième anniversaire de la naissance de ce réalisateur qui affolait les compteurs d’audience (sur les 21 films qu’il réalisa, 17 franchirent la barre du million d’entrées en France !) Gaumont édite l’intégrale de ses œuvres. C’est un événement. L’occasion aussi de “ réaliser’’ qu’outre son talent de scénariste et de cinéaste, Yves Robert le généreux fut à l’origine de la carrière d’un certain nombre d’acteurs, dont Louis de Funès.

Cette intégrale comporte 22 DVD, dont un consacré exclusivement à des bonus.

Points forts

Est-ce parce qu’il était un bourreau de travail, qu’il peaufinait ses scripts, ses dialogues, ses distributions et ses tournages à la manière d’un artisan d’art ? En tous cas, Yves Robert n’a jamais “ raté ’’ un film. Tous sont des petits bijoux, même ceux qui ont connu une carrière plus discrète. Les avoir tous réunis dans un même coffret, c’est l’occasion de revoir des “ tubes “ dont on ne se lasse pas - Un éléphant ça trompe énormément (1976), La guerre des boutons (1962), Le grand blond avec une chaussure noire (1972), Alexandre le bienheureux (1968),etc.-  de redécouvrir des pépites moins connues comme Salut l’artiste  (1973) ou La famille Fenouillard (1960), et aussi de se délecter d’une rareté jamais encore éditée en vidéo, Monnaie de singe (1965)

Quelques réserves

Aucun.

Une phrase

...qui seront trois citations d’Yves Robert:

  • « Comme ils sont fâcheux les gens qui ne supportent pas votre solitude » ( Le bal des casse-pieds ).
  • « Si j’aurais su, j’aurais pas venu » (La guerre des boutons).
  • « Faut prendre son temps. Faut prendre le temps de prendre son temps. Comprends-tu ? Regarde- les donc, d’un bout du champ à l’autre, ils courent. Après quoi, je te le demande, hein ? » (Alexandre le Bienheureux).

L'auteur

Né le 19 juin 1920 à Saumur dans une famille pauvre, Yves Robert passe son enfance à la campagne où il développe une passion pour l’amitié et aussi …pour le jardinage. Il débute dans la vie professionnelle très tôt, à 13 ans, comme typographe. Dans les années qui suivent, il multiplie des petits métiers comme pâtissier, livreur et même, modèle au Musée Grévin. En 1943, après un petit séjour à Paris, il rejoint, à Lyon, la troupe de théâtre Grenier- Hussenot et fait un début de carrière brillant sur les planches en participant à la création de plusieurs textes. Remonté à Paris, il écume les cabarets, notamment celui, très fameux, de la Rose rouge et remporte, en 1949, le prix du meilleur comédien.

C’est à ce moment-là qu’il est appelé par le cinéma. Marcel Carné l’engage pour La clef des songes. Il jouera ensuite tout au long de sa vie dans de nombreux films, alternant, toujours avec le même bonheur, comédies et drames, premiers et seconds rôles.

Attiré par la mise en scène, il tourne son premier court-métrage en 1951, avec Claude Sautet comme assistant. En 1954, il se lance dans le long : Les hommes ne pensent qu’à ça, une comédie bien sûr, dans laquelle il se réserve un rôle. En 1958, avec Ni vu..Ni connu, il propulse en haut de l’affiche un acteur jusque-là abonné aux seconds rôles, l’inénarrable Louis de Funès. Sa carrière de cinéaste est lancée. Il va suffire de trois autres films, dont La guerre des boutons ( Prix Jean Vigo 1962) pour que le jeune réalisateur - il est  tout juste quadra-  soit sacré « roi » de « la comédie française »… Le 10 mai 2002, après avoir signé 21 films et fait l’acteur dans une cinquantaine d’autres, ce réalisateur si prolifique et si inspiré, qui n’avait pas eu son pareil pour découvrir et faire émerger des talents ( Pierre Richard, Anny Duperey, Jean Rochefort, etc.) est terrassé par une hémorragie cérébrale. Il a 81 ans. Il repose désormais au cimetière Montmartre avec cette épitaphe « Yves Robert, un homme de joie... ».

Bonus : sept heures de supplément et un DVD de bonus, avec notamment, une interview de Bertrand Dicale, des entretiens avec divers spécialistes dont Jérôme Tonnerre, Martin Lartigue et une interview de Robert Alazraki, chef opérateur.

Et aussi

 
  • ADOLESCENTES  de SÉBASTIEN LIFSHITZ- Documentaire avec ANAÏS et EMMA…

Anaïs et Emma sont des ados de treize ans qui habitent toutes les deux à Brive-la-Gaillarde. La première, ronde et plutôt extravertie, vient d’une famille populaire, la seconde Emma, plus “ cash ” mais aussi plus introvertie, est issue d’un milieu intello bourgeois.Tout devrait les opposer et pourtant, elles sont inséparables. C’est sans doute à la fois pour leurs différences et leur complémentarité que Sébastien Lifshitz a choisi ces deux copines pour être les héroïnes de son documentaire sur cette période de la vie où l’on a “en partage“ la recherche de sa personnalité et qui s’appelle l’adolescence…

 Encore un film sur ce thème ? Oui, mais celui-ci (sorti le 9 septembre dernier sur les écrans) se distingue parce que le cinéaste - le réalisateur du sensationnel Petite fille, diffusé récemment sur Arte- a choisi de “suivre” ses deux héroïnes pendant 5 ans, jusqu’à l’âge de leur majorité. Le résultat est formidable. On a le temps de voir comment, brutalement ou subrepticement, dans le dédale des chagrins, des doutes, des échecs, des affrontements, ou encore, de l’assurance que donnent éclats de rire et premières amours, les caractères s’affirment. On est d’autant plus subjugué que la caméra du cinéaste a réussi à saisir des moments d’une grande intimité avec un étonnant naturel. De temps à autre, des faits d’actualité, comme les attentats de Charlie Hebdo et la tuerie du Bataclan qui viennent “dater” cette “chronique” et la réancrer dans le réel, sont évoquées comme pour nous dire qu’à travers les portraits d’Emma et d’Anaïs, c’est aussi celui de la France de ces cinq dernières années qu’a voulu dresser Sébastien Lifshitz. Ce portrait est composite. Il est à la fois ténébreux et ensoleillé, tragique et insouciant, désespéré et optimiste. Magistral !

Sortie DVD, BLU RAY- ARTE

Bonus : scènes inédites (45’)- Bande-annonce.

Recommandation : En priorité.

 

  • LES BLAGUES  DE TOTO de Pascal BOURDIAUX- Avec Gavril DARTEVELLE, Guillaume de TONQUÉDEC, Anne MARIVIN…

A l’école, Toto est bien plus doué pour faire rire ses copains que pour écouter les cours  de sa maîtresse. Mais ses blagues se transforment souvent en catastrophe. Ses talents d’amuseur s’exercent exactement de la même façon chez lui où ses bêtises provoquent souvent des petits désastres. Le dernier en date ? La chute d’une sculpture pendant un événement organisé par le patron de son père. Mais cette fois-ci, Toto assure qu’il est innocent. Refusant d’être accusé d’une bêtise que pour une fois, il n’a pas commise, il va mener l’enquête avec ses amis…

Dans le genre « comédie pour enfants à partir de six ans », il y avait eu L’élève Ducobu. Mais l’enfance, et ses bêtises, et ses bons petits diables, est une source d’inspiration inépuisable. La preuve avec ces Blagues de Toto. On sent que Pascal Bourdiaux s’est bien amusé à concocter son film. Au départ, il s’est inspiré d’une BD jeunesse à succès, et puis il a rajouté ses propres ingrédients : ses souvenirs personnels de petit chenapan qu’il fut sûrement, un savoir-faire pour mettre en scène, un sens du rythme indéniable et une distribution fort sympathique. A sa sortie en salles en août dernier, Les Blagues de Toto avait réalisé un nombre d’entrées très honorable pour une période de grandes vacances. En ces temps de confinement, il est idéal pour faire passer un bon après-midi aux enfants.

Sortie DVD, Blu Ray- M6 Vidéo

Bonus : Interviews des acteurs, interviews des créateurs.

Recommandation : Bon.

 

  •  EFFACER L’HISTORIQUE  de Benoît DELÉPINE et  Gustave KERVERN - Avec Blanche GARDIN, Denis PODALYDÈS, Corinne MASIERO…

Dans un lotissement en province, trois voisins sont en prise avec les nouvelles technologies et les réseaux sociaux. Il y a Marie, victime de chantage avec une sextape. Bertrand, dont la fille est harcelée au lycée et Christine, chauffeur VTC dépitée de voir que les notes de ses clients refusent de décoller. Ensemble, ils décident de partir en guerre contre les géants d’internet. Une bataille foutue d’avance, quoique…

Pour leur dixième film en commun, deux de nos cinéastes les plus iconoclastes s’attaquent à un sujet qui leur tenait à cœur depuis longtemps : l’intelligence artificielle, ses dérives, ses absurdités, ses ravages et son absence de matérialisation qui en a fait l’un des pires ennemis de l’homme. Les deux compères le font à leur manière, désopilante, poétique, satirique, à la fois cinglante et désenchantée. D’une réalisation très soignée,  porté par une distribution haut de gamme et des dialogues ciselés, Effacer l’historique, sorti fin août dernier, avait connu un joli retentissement. Vous l’aviez raté? Ce DVD tombe à pic. C’est un régal.

Sortie DVD, BLU RAY- AD VITAM

Bonus : Entretien avec les réalisateurs Benoît Delépine et Gustave Kervern. Bande annonce et teasers, scènes coupées.

Recommandation :  Excellent.

 

  • C’EST QUOI CETTE MAMIE ? de Gabriel JULIEN-LAFERRIÈRE -  Avec Chantal LADESOU, Julie GAYET, Thierry NEUVIC, Julie DEPARDIEU…

Après deux ans de joyeuse colocation, la tribu des 7 demi-frères et sœurs de C’est quoi cette famille ?! doit quitter le grand appart’ avant la rentrée. Alors que chacun part en vacances pour passer l’été avec ses parents respectifs, Gulliver, le dernier né, est envoyé tout seul chez sa grand-mère, au bord de la mer. Mais Mamie Aurore n’est pas une baby-sitter comme les autres. Elle préfère faire la fête plutôt que de garder son petit-fils. Le reste de la tribu décide de venir à la rescousse de ce dernier. C’est le début d’une petite révolution. Mamie l’excentrique voulait se la couler douce ? Elle va en voir de toutes les couleurs…

Trois ans après le très réjouissant C’est quoi cette famille ?!  (750 000 entrées), Gabriel Julien-Laferrière a fait revenir sa « tribu » d’enfants recomposée pour de nouvelles aventures impliquant, cette fois, au premier chef, leur mamie totalement déjantée (Chantal Ladesou, inénarrable). Cela a donné cette comédie familiale, bâtie en forme de puzzle, où les enfants s’amusent à faire tourner leurs parents et leur grand-mère en bourrique, dans une sorte de ronde aussi chaleureuse que délicieusement infernale. Tous publics, C’est quoi cette mamie ? était sorti l’année dernière sur les écrans pour les fêtes de Noël. Il ressort cette année en DVD le 11 décembre. Idéal pour passer une belle soirée en famille.

Sortie DVD, BLU RAY- TF1 Studio.

Bonus: émission La Cantine, scènes coupées.

Recommandation : Excellent.

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