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Everything everything

Un sous "Love Story"
De Stella Meghie
Avec Amandla Stenberg, Nick Robinson

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Publié le 24 juin . 2017

Recommandation

2,0A la rigueurA la rigueur

Thème

Maddy est une enfant bulle. Elle est atteinte d’un syndrome nommé Déficit Immunitaire Combiné Sévère (DICS). Le moindre microbe peut la tuer. Elle semble en pleine forme mais elle ne sort jamais de chez elle, une grande maison confortable tout en verre conçue par sa maman médecin. Sauf que Maddy n’est plus un bébé. C’est une splendide jeune fille de 18 ans qui n’a jamais eu une vie comme les autres.

Un jour, à côté de chez elle, s’installe une nouvelle famille. De sa fenêtre, Maddy plonge son regard sur la fenêtre de la chambre du garçon qui l’occupe, Olly. Bientôt, grâce à internet, ils correspondent tous les jours et vont se rencontrer avec la complicité de l’aide soignante de Maddy. Ensuite il va se passer beaucoup de choses dans la vie de la jeune fille, elle qui se croyait condamnée à ne plus sortir.

Points forts

« Everything, everything » (tout, tout de suite) est adapté d’un roman américain qui a fait un carton chez les ados. Le film devrait suivre le même parcours grâce à ses deux jeunes acteurs. Amandla Stenberg d’abord, tout droit sortie de la tétralogie cinématographique « Under Games ». Née à Los Angeles d’une mère afro-américaine et d’un père danois, cette splendide Amandla est de la graine de star. C'est sûr, âgée d'à peine 18 ans, elle ne restera pas cantonnée aux films pour ados.

Quand à son partenaire, Nick Robinson, 22 ans, il a joué dans « La 5e vague » et dans « Jurassic World » et il a posé en 2014 pour la maison Yves Saint Laurent. Et voilà comment Hollywood renouvelle ses cadres à défaut de ses histoires.

Cela dit, ce film romantique à souhait offre l’avantage de ne pas nous faire pleurer car progressivement le ciel s’éclaircit pour la jeune femme jusqu’à une fin spectaculaire et inattendue. C’est donc un bon divertissement quoique un peu fade.

Points faibles

L’intrigue n’est pas d’une folle originalité. Et sa conduite est d’une grande linéarité. Cette belle ado fragile n’a aucun souci d’argent: elle vit avec sa mère dans une immense maison luxueuse entourée d’arbres. On en oublierait presque son mal. Ajoutons à cela une manière un peu mièvre et simpliste de filmer un premier amour et l’on comprendra qu’il est très dur de ne pas s’endormir sur le siège confortable d’une salle de cinéma qui en principe n’est pas fait pour cela.

En deux mots ...

« Everything everything » est un peu le lointain cousin de « Love Story », le livre et le film sortis en 1970. On y retrouve les mêmes ingrédients, la jeunesse, l’amour, la mort. Plus récemment « Nos étoiles contraires » (2014) charriait les mêmes thématiques avec un dénouement tragique. Poussés par des best-sellers de plus en plus nombreux, à l’attention des jeunes, sur le marché de l’édition comme si le malheur faisait vendre, ces produits cinématographiques ont des destins publics chaotiques. Ça passe ou ça casse. Le maigre avantage de « Everything everything », c’est, répétons-le, qu’il finit bien…

Le réalisateur

Stella Meghie est une réalisatrice et scénariste canadienne dont le premier film, « Jean of the Joneses », est sorti en 2016. Elle  a travaillé dans l’industrie de la mode à New York, ce qui se voit dans sa mise en scène clean, avant de reprendre des études de cinéma et de se lancer dans l’écriture et la mise en scène.

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